Barça - Real : clasico explosif !
Le Clasico le plus attendu de l’année s’annonce une nouvelle fois très tendu. “Mourinho va jouer sale”, écrit le quotidien catalan Sport. Ce journal rappelle aussi que l’arbitre désigné, M. Undiano, est celui qui avait laissé le Real faire la loi sur le terrain lors de la finale de la dernière Coupe d’Espagne (victoire madrilène 1-0 après prolongation).
Si le Real arrive au Camp Nou avec quatre points d’avance en tête de la Liga et la ferme intention de les garder, le Barça ne compte pas se laisser faire. Terriblement frustrés après la défaite en Ligue des champions à Chelsea (0-1), les Catalans veulent se venger lors du Clasico. L’autre duel à suivre est le match dans le match entre Cristiano Ronaldo et Lionel Messi : “A eux deux, ils ont marqué 116 buts cette saison. Le Portugais marque toutes les 81 minutes, l’Argentin toutes les 72.” A la lutte pour le titre de Pichi-chi, les deux hommes vont de nouveau en découdre. Mais Messi n’a plus marqué depuis trois Clasicos.
Le clasico de samedi au Camp Nou va une fois de plus mettre aux prises le Barcelonais Pep Guardiola et le Madrilène Jose Mourinho, deux entraîneurs qu'en apparence tout sépare, mais qui, à certains moments de la saison, ont pu avoir des réactions similaires.
A première vue, "Pep" le courtois et "Mou" le mauvais caractère, "Mou" le bouillonnant et "Pep" le policé n'ont pourtant pas grand-chose à voir.
Mais, à l'issue de certains matches où ils ont vu la différence se creuser avec le Real, leader avec quatre points d'avance, Guardiola et le Barça ont eu tendance à se rapprocher de la figure récriminante de Mourinho, montrant du doigt l'arbitre à l'occasion alors que le Barça se pique de ne jamais s'en prendre aux hommes en noir.
C'est d'ailleurs Mourinho lui-même qui, début mars, avait attiré l'attention sur la proximité entre les deux caractères. "Il y a des gens, beaucoup plus intelligents que moi, qui arrivent à vendre une image complètement différente de la mienne, mais qui au fond sont comme moi", avait souligné le technicien madrilène tout en se gardant de citer nommément Guardiola.
Le coach catalan l'avait toutefois pris pour lui et s'était donné la peine de répondre très énergiquement à son collègue. "Je n'ai pas l'impression de lui ressembler. Sur ce chapitre, je n'ai jamais souhaité lui ressembler. C'est une bête de compétition et il veut gagner comme moi. Mais si je suis comme lui, il faudra que j'amende mon comportement", avait alors lâché Guardiola.
N'en déplaise à "Pep", la mauvaise foi montrée par le Barça dans certains moments-clés de la saison qui lui ont fait perdre du terrain sur son rival madrilène, sans atteindre à la "Mourinhade", a parfois flirté avec le style mauvais perdant du Portugais.
Après le carton rouge reçu par Piqué face au Sporting Gijon début mars et la décision du Comité de compétition d'ouvrir une procédure disciplinaire sur le joueur qui avait soutenu que l'arbitre l'avait expulsé "de manière préméditée", le Barça avait en effet fait corps derrière son joueur, parlant d'"atteinte à la réputation d'une compétition sérieuse".
Après le quart de finale aller de C1 face à l'AC Milan (0-0) où deux penalties avaient en effet été passés sous silence par l'arbitre de la rencontre, Guardiola n'avait pas non plus contredit ses joueurs, Xavi en tête, qui s'étaient plaint des erreurs d'arbitrage de cette rencontre.
Pour autant, il y a beaucoup d'aspects sur lesquels les deux figures restent bel et bien antithétiques. Là où Mourinho souhaite contrôler jusqu'à la communication de ses joueurs, Guardiola, lui, laisse chacun user de sa liberté d'expression.
Décréter un silence radio de tout le Real Madrid sous prétexte que l'arbitrage ne lui a pas plu, comme "The Special One" l'avait fait après le nul (1-1) face à Villarreal où Mourinho avait cependant aussi sa part de responsabilité, n'est ainsi pas encore venu à l'esprit de Guardiola.
Enfin, la différence majeure entre les deux hommes réside sans doute dans leur manière de considérer le jeu. Là où Mourinho se montre parfois frileux, refusant de prendre certains risques, comme le prouve encore sa titularisation de Coentrao, mardi face au Bayern, au lieu d'un Marcelo beaucoup plus offensif, Guardiola lui restera toujours fidèle au style offensif du Barça, même dans la défaite.
Autant Mou ne craint pas de faire évoluer certains joueurs contre-nature, autant Pep s'y refuse obstinément.
Si le Real arrive au Camp Nou avec quatre points d’avance en tête de la Liga et la ferme intention de les garder, le Barça ne compte pas se laisser faire. Terriblement frustrés après la défaite en Ligue des champions à Chelsea (0-1), les Catalans veulent se venger lors du Clasico. L’autre duel à suivre est le match dans le match entre Cristiano Ronaldo et Lionel Messi : “A eux deux, ils ont marqué 116 buts cette saison. Le Portugais marque toutes les 81 minutes, l’Argentin toutes les 72.” A la lutte pour le titre de Pichi-chi, les deux hommes vont de nouveau en découdre. Mais Messi n’a plus marqué depuis trois Clasicos.
Josep Guardiola et José Mourinho, deux coachs toujours si éloignés
Le clasico de samedi au Camp Nou va une fois de plus mettre aux prises le Barcelonais Pep Guardiola et le Madrilène Jose Mourinho, deux entraîneurs qu'en apparence tout sépare, mais qui, à certains moments de la saison, ont pu avoir des réactions similaires.
A première vue, "Pep" le courtois et "Mou" le mauvais caractère, "Mou" le bouillonnant et "Pep" le policé n'ont pourtant pas grand-chose à voir.
Mais, à l'issue de certains matches où ils ont vu la différence se creuser avec le Real, leader avec quatre points d'avance, Guardiola et le Barça ont eu tendance à se rapprocher de la figure récriminante de Mourinho, montrant du doigt l'arbitre à l'occasion alors que le Barça se pique de ne jamais s'en prendre aux hommes en noir.
C'est d'ailleurs Mourinho lui-même qui, début mars, avait attiré l'attention sur la proximité entre les deux caractères. "Il y a des gens, beaucoup plus intelligents que moi, qui arrivent à vendre une image complètement différente de la mienne, mais qui au fond sont comme moi", avait souligné le technicien madrilène tout en se gardant de citer nommément Guardiola.
Le coach catalan l'avait toutefois pris pour lui et s'était donné la peine de répondre très énergiquement à son collègue. "Je n'ai pas l'impression de lui ressembler. Sur ce chapitre, je n'ai jamais souhaité lui ressembler. C'est une bête de compétition et il veut gagner comme moi. Mais si je suis comme lui, il faudra que j'amende mon comportement", avait alors lâché Guardiola.
N'en déplaise à "Pep", la mauvaise foi montrée par le Barça dans certains moments-clés de la saison qui lui ont fait perdre du terrain sur son rival madrilène, sans atteindre à la "Mourinhade", a parfois flirté avec le style mauvais perdant du Portugais.
Après le carton rouge reçu par Piqué face au Sporting Gijon début mars et la décision du Comité de compétition d'ouvrir une procédure disciplinaire sur le joueur qui avait soutenu que l'arbitre l'avait expulsé "de manière préméditée", le Barça avait en effet fait corps derrière son joueur, parlant d'"atteinte à la réputation d'une compétition sérieuse".
Deux styles tout de même opposés
Après le quart de finale aller de C1 face à l'AC Milan (0-0) où deux penalties avaient en effet été passés sous silence par l'arbitre de la rencontre, Guardiola n'avait pas non plus contredit ses joueurs, Xavi en tête, qui s'étaient plaint des erreurs d'arbitrage de cette rencontre.
Pour autant, il y a beaucoup d'aspects sur lesquels les deux figures restent bel et bien antithétiques. Là où Mourinho souhaite contrôler jusqu'à la communication de ses joueurs, Guardiola, lui, laisse chacun user de sa liberté d'expression.
Décréter un silence radio de tout le Real Madrid sous prétexte que l'arbitrage ne lui a pas plu, comme "The Special One" l'avait fait après le nul (1-1) face à Villarreal où Mourinho avait cependant aussi sa part de responsabilité, n'est ainsi pas encore venu à l'esprit de Guardiola.
Enfin, la différence majeure entre les deux hommes réside sans doute dans leur manière de considérer le jeu. Là où Mourinho se montre parfois frileux, refusant de prendre certains risques, comme le prouve encore sa titularisation de Coentrao, mardi face au Bayern, au lieu d'un Marcelo beaucoup plus offensif, Guardiola lui restera toujours fidèle au style offensif du Barça, même dans la défaite.
Autant Mou ne craint pas de faire évoluer certains joueurs contre-nature, autant Pep s'y refuse obstinément.

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