Ramgoolam : “Agissez en patriote pour une vraie nation”
Il faut agir en patriote sur les grandes questions. Il ne faut pas faire de la politique sur toutes les questions sinon, on n’avancera jamais. Il faut briser les barrières qui existent et il faut agir dans l’unité pour que Maurice devienne une vraie nation. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Navin Ramgoolam, lors de la commémoration du 177e anniversaire de l’abolition de l’esclavage à Le Morne, mercredi.
• “Inacceptable qu’un candidat doit décliner son ethnicité”
Le Premier ministre trouve inacceptable que quelqu’un doit décliner son identité ethnique pour se porter candidat lors d’une joute électorale. Cela n’est pas logique 44 ans après l’indépendance, a-t-il dit.
“First schedule de la Constitution dit qu’il existe trois communautés : hindoue, musulmane et sino-mauricienne. Il stipule aussi que si une personne n’apparaît pas dans l’une d’elles, on la catégorise alors comme population générale selon son “way of life”.” Comment peut-on décider cela ? Aujourd’hui, beaucoup de gens vivent de la même façon.
Pour Navin Ramgoolam, sur les grands débats il faut que tous soient unis et fassent des compromis comme en témoignaient les débats pour l’indépendance du pays. “L’île Maurice a connu quatre Premiers ministres et nous avons tous été victimes du système électoral actuel. Pensez-vous qu’un enfant de six ans sur le banc de l’école réfléchisse en termes de communalisme ? Il faut décommunaliser la politique”, a-t-il martelé.
“Ne pensez-vous pas qu’un jeune de 18 ans trouvera impensable qu’il doive décliner son identité ethnique pour la joute électorale de 2015 ? Peut-on continuer avec la loi suprême du pays qui préconise la nécessité de décliner son appartenance ethnique ? Je crois sincèrement qu’on peut devenir une vraie nation mauricienne. Il faut célébrer notre diversité dans l’unité”, a dit le Premier ministre.
Parlant de la commémoration du 177e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, il a fait ressortir que tous ceux qui avaient été “déracinés de leur pays respectif et qui avaient reçu un traitement brutal, humiliant et inhumain ont, à compter de cette date, commencé à vivre sans crainte”.
La cérémonie s’est déroulée face à la montagne du Morne, là où les esclaves marrons ont subi beaucoup de souffrance. “Ils avaient été pourchassés comme de vulgaires gibiers par des chiens et des hommes munis de fusils comme à la chasse. Ils ont résisté face à cet assaut même s’ils n’avaient pas les moyens de combattre. Ils ont résisté en raison de leur force intérieure et leur dignité”, a dit Navin Ramgoolam.
Ils vivaient sur cette montagne sans nourriture. Il fallait à un certain moment qu’ils redescendent de la montagne pour aller trouver de la nourriture malgré le fait qu’ils sont pourchassés. Ils ont préféré se jeter du haut de la montagne pour éviter de se faire capturer pour être esclaves. La montagne du Morne est classée aujourd’hui comme patrimoine mondial de l’humanité grâce aux efforts du gouvernement. L’abolition de l’esclavage est un jour historique.
“Elle me fait rappeler William Wilberforce, qui était riche à l’époque et qui avait commencé la campagne pour abolir l’esclavage en Angleterre. C’était un homme de conviction mais les grands propriétaires d’esclaves en Angleterre ont approché des politiciens pour qu’il termine sa vie dans la misère.”

Le Premier ministre a dit également qu’il a eu l’occasion de visiter le musée des esclaves en Angleterre. Ce qui l’a frappé le plus est un tableau illustrant une femme en souffrance que des hommes sont en train de marquer avec un fer à cheval chaud”, a-t-il dit.
Les choses n’ont pas été faciles après l’abolition de l’esclavage. Les gens ont parfois la mémoire courte et c’est pourquoi il est bon parfois de rafraîchir la mémoire. Navin Ramgoolam a dit que lorsqu’il avait conclu une alliance avec le Mouvement militant mauricien, le gouvernement voulait introduire la langue orientale dans le cursus scolaire.
“J’étais leader de l’opposition et je suis en alliance avec le MMM. Je me suis opposé à ce projet de loi. J’avais dit que je n’accepterai jamais de ma vie qu’on aille vers une discrimination contre les petits enfants, contre les minorités, surtout les créoles. La raison est simple, certains enfants seront défavorisés par rapport aux points dès le départ. Il ne faut jamais remettre en cause l’ordre établi.”
L’esclavage a créé une blessure extraordinaire dans la psychologie des gens. Cette blessure n’est pas encore cicatrisée totalement. “C’est pourquoi il est important nu ferme li”, a dit Navin Ramgoolam. Il importe qu’on se réconcilie avec l’histoire du pays et “nous vivons aujourd’hui en tant qu’une nation arc-en-ciel. L’identité créole fait partie de notre culture aujourd’hui. Je suis fier que c’est mon gouvernement qui a introduit la langue créole à l’école”, a-t-il dit sous les applaudissements de la foule.
Il a affirmé que l’ancien Premier ministre français Jean Pierre Raffarin lui a dit qu’il a réussi à amener l’unité dans le pays. “Dimoun deor trouv li. Mais éna ici pé rap zalimet. Fer atansion pa dérapé. Tout mauricien éna zot place. Nu tu zanfan Maurice. Bizin construire le mauricianisme et non pas se replier sur sa communauté pour créer la division.”
La vice-présidente de la République, Monique Ohsan-Bellepeau, a dit que les descendants d’esclaves doivent du sacrifice de leurs ancêtres. Il faut s’assurer cependant que cet événement reste toujours gravé dans notre esprit.
Mathieu Laclé, président par intérim de Le Morne Heritage Trust Fund, a dit que cette commémoration est un jour historique et qu’il faut maintenant regarder l’avenir avec sérénité.
Membre de la Commission vérité et justice, Jacques David a expliqué comment les esclaves ont quitté leurs lieux de travail pour enfin connaître la liberté et la dignité.
L’événement a été marqué par un dépôt de gerbes au monument des esclaves en présence du leader de l’opposition Paul Bérenger et par un spectacle culturel.
• “Inacceptable qu’un candidat doit décliner son ethnicité”
“Inacceptable qu’un candidat doit décliner son ethnicité”
Le Premier ministre trouve inacceptable que quelqu’un doit décliner son identité ethnique pour se porter candidat lors d’une joute électorale. Cela n’est pas logique 44 ans après l’indépendance, a-t-il dit.
“First schedule de la Constitution dit qu’il existe trois communautés : hindoue, musulmane et sino-mauricienne. Il stipule aussi que si une personne n’apparaît pas dans l’une d’elles, on la catégorise alors comme population générale selon son “way of life”.” Comment peut-on décider cela ? Aujourd’hui, beaucoup de gens vivent de la même façon.
Pour Navin Ramgoolam, sur les grands débats il faut que tous soient unis et fassent des compromis comme en témoignaient les débats pour l’indépendance du pays. “L’île Maurice a connu quatre Premiers ministres et nous avons tous été victimes du système électoral actuel. Pensez-vous qu’un enfant de six ans sur le banc de l’école réfléchisse en termes de communalisme ? Il faut décommunaliser la politique”, a-t-il martelé.
“Ne pensez-vous pas qu’un jeune de 18 ans trouvera impensable qu’il doive décliner son identité ethnique pour la joute électorale de 2015 ? Peut-on continuer avec la loi suprême du pays qui préconise la nécessité de décliner son appartenance ethnique ? Je crois sincèrement qu’on peut devenir une vraie nation mauricienne. Il faut célébrer notre diversité dans l’unité”, a dit le Premier ministre.
Parlant de la commémoration du 177e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, il a fait ressortir que tous ceux qui avaient été “déracinés de leur pays respectif et qui avaient reçu un traitement brutal, humiliant et inhumain ont, à compter de cette date, commencé à vivre sans crainte”.
La cérémonie s’est déroulée face à la montagne du Morne, là où les esclaves marrons ont subi beaucoup de souffrance. “Ils avaient été pourchassés comme de vulgaires gibiers par des chiens et des hommes munis de fusils comme à la chasse. Ils ont résisté face à cet assaut même s’ils n’avaient pas les moyens de combattre. Ils ont résisté en raison de leur force intérieure et leur dignité”, a dit Navin Ramgoolam.
Ils vivaient sur cette montagne sans nourriture. Il fallait à un certain moment qu’ils redescendent de la montagne pour aller trouver de la nourriture malgré le fait qu’ils sont pourchassés. Ils ont préféré se jeter du haut de la montagne pour éviter de se faire capturer pour être esclaves. La montagne du Morne est classée aujourd’hui comme patrimoine mondial de l’humanité grâce aux efforts du gouvernement. L’abolition de l’esclavage est un jour historique.
“Elle me fait rappeler William Wilberforce, qui était riche à l’époque et qui avait commencé la campagne pour abolir l’esclavage en Angleterre. C’était un homme de conviction mais les grands propriétaires d’esclaves en Angleterre ont approché des politiciens pour qu’il termine sa vie dans la misère.”

Le Premier ministre a dit également qu’il a eu l’occasion de visiter le musée des esclaves en Angleterre. Ce qui l’a frappé le plus est un tableau illustrant une femme en souffrance que des hommes sont en train de marquer avec un fer à cheval chaud”, a-t-il dit.
Les choses n’ont pas été faciles après l’abolition de l’esclavage. Les gens ont parfois la mémoire courte et c’est pourquoi il est bon parfois de rafraîchir la mémoire. Navin Ramgoolam a dit que lorsqu’il avait conclu une alliance avec le Mouvement militant mauricien, le gouvernement voulait introduire la langue orientale dans le cursus scolaire.
“J’étais leader de l’opposition et je suis en alliance avec le MMM. Je me suis opposé à ce projet de loi. J’avais dit que je n’accepterai jamais de ma vie qu’on aille vers une discrimination contre les petits enfants, contre les minorités, surtout les créoles. La raison est simple, certains enfants seront défavorisés par rapport aux points dès le départ. Il ne faut jamais remettre en cause l’ordre établi.”
L’esclavage a créé une blessure extraordinaire dans la psychologie des gens. Cette blessure n’est pas encore cicatrisée totalement. “C’est pourquoi il est important nu ferme li”, a dit Navin Ramgoolam. Il importe qu’on se réconcilie avec l’histoire du pays et “nous vivons aujourd’hui en tant qu’une nation arc-en-ciel. L’identité créole fait partie de notre culture aujourd’hui. Je suis fier que c’est mon gouvernement qui a introduit la langue créole à l’école”, a-t-il dit sous les applaudissements de la foule.
Il a affirmé que l’ancien Premier ministre français Jean Pierre Raffarin lui a dit qu’il a réussi à amener l’unité dans le pays. “Dimoun deor trouv li. Mais éna ici pé rap zalimet. Fer atansion pa dérapé. Tout mauricien éna zot place. Nu tu zanfan Maurice. Bizin construire le mauricianisme et non pas se replier sur sa communauté pour créer la division.”
La vice-présidente de la République, Monique Ohsan-Bellepeau, a dit que les descendants d’esclaves doivent du sacrifice de leurs ancêtres. Il faut s’assurer cependant que cet événement reste toujours gravé dans notre esprit.
Mathieu Laclé, président par intérim de Le Morne Heritage Trust Fund, a dit que cette commémoration est un jour historique et qu’il faut maintenant regarder l’avenir avec sérénité.
Membre de la Commission vérité et justice, Jacques David a expliqué comment les esclaves ont quitté leurs lieux de travail pour enfin connaître la liberté et la dignité.
L’événement a été marqué par un dépôt de gerbes au monument des esclaves en présence du leader de l’opposition Paul Bérenger et par un spectacle culturel.

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