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Corruption : Maya Hanoomanjee rejoint le club des ministres démissionnaires

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Maya Hanoomanjee a soumis mardi matin sa démission en tant que ministre de la Santé et a provoqué cinq autres démissions dans un élan de solidarité envers elle. Cinq jours après son arrestation par la police et son inculpation provisoire sous une charge de “public official using public office for gratification” par l’Independent Commission against Corruption (Icac) dans le scandale Medpoint.

La députée de la circonscription No 14 a finalement pris sa décision après consultation avec son leader Pravind Jugnauth. Car, initialement, Maya Hanoomanjee ne voulait nullement rendre son maroquin. Elle rejoint ainsi le club des ministres contraints à la démission. Mookhesswur Choonee, Kishore Deerpalsing et Vishnu Bundhun ont vécu une expérience pareille dans un passé pas trop lointain.

C’est le 24 janvier 2003 que Mookhesswur Choonee avait soumis sa démission en tant que ministre du Logement et des terres sous la bannière MSM-MMM. Cela dans le cadre de l’enquête sur la vente illégale des terres de l’Etat d’une superficie de 23 arpents à Palmar et à Belle-Mare. Il avait été “remanded to police cell” à l’issue d’un interrogatoire marathon dont le coup d’envoi avait été donné à 17h30. La séance avait pris fin le lendemain à 00h55.

Mookhesswur Choonee se retrouvait alors sous le coup des deux accusations. L’Icac reprochait au ministre en question d’avoir accepté des ‘bribes’ d’un montant de Rs 4,5 M et de ‘conspiracy’. Mookhesswur Choonee avait dû fournir une caution de Rs 200 000 et signer une reconnaissance de dettes de 2 M pour retrouver la liberté conditionnelle.

Un peu plus loin dans le passé, soit en août l’an 2000, Kishore Deerpalsing et Vishnu Bundhun, respectivement ministre de la Santé et ministre de la Sécurité sociale, avaient démissionné de leurs fonctions. Le premier pour des irrégularités concernant l’achat des meubles de deux Medicliniques. Arrêté et inculpé, il a été traduit en justice et son procès a été rayé en 2009.

Vishnu Bundhun a été arrêté et traduit en justice à la suite des allégations de pots-de-vin formulées contre lui dans une affaire de contrat de molletons. Traduit en justice, il avait été condamné à une peine d’emprisonnement de six mois mais cette sentence sera annulé et le jugement renversé par la cour d’appel.

Le Premier ministre Navin Ramgoolam avait félicité les démissionnaires pour leur décision de se retirer de leurs fonctions ministérielles le temps que l’enquête suit son cours.

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