L’affaire Medpoint : Yodhun Bissessur et Aneerood Jeebodhun arrêtés
Yodhun Bissessur, Chief Government Valuer, et Aneerood Jeebodhun, Leading Government Valuer, ont été arrêtés, mardi, par la police en vertu de la section 7 de la Prevention of Corruption Act (POCA 2002) à l’issue de leur interrogatoire sur le dossier Medpoint par l’Independent Commission against Corruption (Icac).
Les enquêteurs pensent que les deux accusés auraient abusé de leur position “for altering their report to allow a benefit to be obtained by a bidder”.
Ils ont toutefois été libérés sous caution après leur comparution au tribunal de Rose-Hill.
Ce sont les premières arrestations qui interviennent dans le cadre de cette enquête de l’Icac sur l’achat de l’ex-clinique Medpoint par l’Etat au coût de Rs 144 millions.
Le Nº1 du Government Valuation Office a retrouvé la liberté après avoir fourni une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 30 000.
Aneerood Jeebodhun, Nº3 du même département a, de son côté, pu recouvrer sa liberté après avoir versé une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000.
L’interrogatoire de ces deux hauts fonctionnaires se poursuit ce mercredi matin à l’Icac.
Yodhun Bissessur se défend bec et ongles de cette accusation.
“J’ai préparé deux rapports d’évaluation sur l’ex-clinique Medpoint suite à une demande du ministère de la Santé. J’ai suivi à la lettre les directives en tant que fonctionnaire et je n’ai rien à me reprocher. C’est toutefois intimidant car j’ai soudainement été arrêté en plein interrogatoire alors que je suis innocent”, a laissé entendre Yodhun Bissessur à sa sortie du tribunal de Rose-Hill.
Me Ajay Daby, représentant Yodhun Bissessur, est monté au créneau pour critiquer vivement la façon de faire de l’Icac. “C’est abusif, injustifié, intimidant et prématuré”, a-t-il fait savoir haut et fort, fustigeant carrément les procédures adoptées par la commission anticorruption.
“L’Icac a fait preuve d’un excès de zèle vu que c’est une affaire très politisée et médiatisée. Les enquêteurs se sont laissés emporter et ont commis une grave erreur administrative portant préjudice à mon client. C’est tout simplement illogique”, a précisé l’homme de loi.
Notre interlocuteur soutient que l’Icac était initialement sur la bonne voie avant de faire fausse route. “They were on the right track before they find themselves on the wrong way of that track”, a-t-il martelé, et d’ajouter qu’il effectuera un walk-out si besoin est à l’heure des interrogatoires.
“Nous avons jusqu’ici pleinement collaboré avec les enquêteurs, leur fournissant les documents nécessaires pour éclaircir les zones d’ombre. Mais nous n’hésiterons pas à mettre fin à cette collaboration pour nous présenter devant une cour de justice si l’Icac ne change pas au plus vite sa façon de faire”, a-t-il menacé.
Le Government Valuation Office avait initialement évalué l’ex-clinique Medpoint (uniquement le bâtiment et le terrain) à Rs 75 millions avant d’être appelé à soumettre un rapport plus détaillé, incluant cette fois “land, building, services and equipement”. Le tout a été réévalué à Rs 144 millions.
Les enquêteurs pensent que les deux accusés auraient abusé de leur position “for altering their report to allow a benefit to be obtained by a bidder”.
Ils ont toutefois été libérés sous caution après leur comparution au tribunal de Rose-Hill.
Ce sont les premières arrestations qui interviennent dans le cadre de cette enquête de l’Icac sur l’achat de l’ex-clinique Medpoint par l’Etat au coût de Rs 144 millions.
Le Nº1 du Government Valuation Office a retrouvé la liberté après avoir fourni une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 30 000.
Aneerood Jeebodhun, Nº3 du même département a, de son côté, pu recouvrer sa liberté après avoir versé une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000.
L’interrogatoire de ces deux hauts fonctionnaires se poursuit ce mercredi matin à l’Icac.
Yodhun Bissessur se défend bec et ongles de cette accusation.
Deux rapports préparés à la demande du ministère
“J’ai préparé deux rapports d’évaluation sur l’ex-clinique Medpoint suite à une demande du ministère de la Santé. J’ai suivi à la lettre les directives en tant que fonctionnaire et je n’ai rien à me reprocher. C’est toutefois intimidant car j’ai soudainement été arrêté en plein interrogatoire alors que je suis innocent”, a laissé entendre Yodhun Bissessur à sa sortie du tribunal de Rose-Hill.
Me Ajay Daby, représentant Yodhun Bissessur, est monté au créneau pour critiquer vivement la façon de faire de l’Icac. “C’est abusif, injustifié, intimidant et prématuré”, a-t-il fait savoir haut et fort, fustigeant carrément les procédures adoptées par la commission anticorruption.
“L’Icac a fait preuve d’un excès de zèle vu que c’est une affaire très politisée et médiatisée. Les enquêteurs se sont laissés emporter et ont commis une grave erreur administrative portant préjudice à mon client. C’est tout simplement illogique”, a précisé l’homme de loi.
Notre interlocuteur soutient que l’Icac était initialement sur la bonne voie avant de faire fausse route. “They were on the right track before they find themselves on the wrong way of that track”, a-t-il martelé, et d’ajouter qu’il effectuera un walk-out si besoin est à l’heure des interrogatoires.
“Nous avons jusqu’ici pleinement collaboré avec les enquêteurs, leur fournissant les documents nécessaires pour éclaircir les zones d’ombre. Mais nous n’hésiterons pas à mettre fin à cette collaboration pour nous présenter devant une cour de justice si l’Icac ne change pas au plus vite sa façon de faire”, a-t-il menacé.
Le Government Valuation Office avait initialement évalué l’ex-clinique Medpoint (uniquement le bâtiment et le terrain) à Rs 75 millions avant d’être appelé à soumettre un rapport plus détaillé, incluant cette fois “land, building, services and equipement”. Le tout a été réévalué à Rs 144 millions.

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