Medpoint : l’Icac s’intéresse au “rush”
Yodhun Bissessur, le Chief Government Valuer, a tout déballé de A à Z à la Commission anticorruption (Icac) sur les tractations précédant l’exercice de réévaluation de l’ex-clinique Medpoint lors de son audition, vendredi, a-t-on appris de sources proches du dossier.
Le Nº1 du Government Valuation Office a balancé le nom des officiers d’autres ministères et des conseillers ayant participé à plusieurs réunions avant l’entrée en jeu de Hooloomann & Associates pour l’évaluation de “building and services, including equipment cost”. Le trio Yodhun Bissessur, Roshnee Bissessur et Hooloomann & Associates ont ainsi piloté cet exercice de ré-évaluation, établissant le coût total à Rs 144 M.
A l’heure des explications, le Chief Government Valuer a précisé avoir contacté le ministère des Infrastructures publiques pour pouvoir retenir les services d’un Quantity Surveyor. “Le ministère a toutefois catégoriquement refusé de participer à cet exercice”, a expliqué Yodhun Bissessur aux enquêteurs. Il devait concéder que le MPI ne pouvait offrir ses services vu que le ministère de la Santé exigeait que le rapport soit prêt “within two weeks”. “Les officiers du ministère des Infrastructures publiques m’ont fait savoir qu’ils ne pouvaient en aucun cas respecter ce deadline”, a soutenu le client de Me Ajay Daby.
L’Icac s’intéresse aux tractations et surtout au “rush” qui a eu lieu avant l’exercice de réévaluation. “Why was the Ministry of Health in a hurry?” C’est la question que les enquêteurs ont posée au Chief Government Valuer vendredi. “Je ne peux répondre à cela car je devais suivre les directives du ministère de la Santé, dont la soumission du rapport d’évaluation en l’espace de deux semaines”, a-t-il répliqué à l’Icac.
Me Ajay Daby devait monter au créneau pour exprimer sa désapprobation. “Cela n’a pas été facile avec ces gens. Il faut qu’ils cessent de traiter mon client comme un accusé car il n’est pas considéré comme en suspect”, a-t-il martelé. Les confrontations verbales ont continué de plus belle pendant quelques minutes. La logique a éventuellement prévalu par la suite. “Mon client a des comptes à rendre dans l’exercice de ses fonctions et il l’a fait de bonne foi”, a soutenu Me Ajay Daby, visiblement mécontent de certaines démarches de l’Icac.
Dans le milieu des enquêteurs, on laisse entendre que d’autres interpellations auront lieu en fin de la semaine prochaine, soit après la dernière audition de Yodhun Bissessur prévue ce mardi.
Ramdyal Sanjay Kumar, le directeur du département de QS, serait également appelé à s’expliquer, a laissé entendre au Matinal ceux proches du dossier.
La liste des fonctionnaires qui seront entendus ne cesse donc de s’allonger au fil des interpellations.
Le Nº1 du Government Valuation Office a balancé le nom des officiers d’autres ministères et des conseillers ayant participé à plusieurs réunions avant l’entrée en jeu de Hooloomann & Associates pour l’évaluation de “building and services, including equipment cost”. Le trio Yodhun Bissessur, Roshnee Bissessur et Hooloomann & Associates ont ainsi piloté cet exercice de ré-évaluation, établissant le coût total à Rs 144 M.
A l’heure des explications, le Chief Government Valuer a précisé avoir contacté le ministère des Infrastructures publiques pour pouvoir retenir les services d’un Quantity Surveyor. “Le ministère a toutefois catégoriquement refusé de participer à cet exercice”, a expliqué Yodhun Bissessur aux enquêteurs. Il devait concéder que le MPI ne pouvait offrir ses services vu que le ministère de la Santé exigeait que le rapport soit prêt “within two weeks”. “Les officiers du ministère des Infrastructures publiques m’ont fait savoir qu’ils ne pouvaient en aucun cas respecter ce deadline”, a soutenu le client de Me Ajay Daby.
L’Icac s’intéresse aux tractations et surtout au “rush” qui a eu lieu avant l’exercice de réévaluation. “Why was the Ministry of Health in a hurry?” C’est la question que les enquêteurs ont posée au Chief Government Valuer vendredi. “Je ne peux répondre à cela car je devais suivre les directives du ministère de la Santé, dont la soumission du rapport d’évaluation en l’espace de deux semaines”, a-t-il répliqué à l’Icac.
Le directeur du département de Quantity Surveying aura à s’expliquer
Me Ajay Daby devait monter au créneau pour exprimer sa désapprobation. “Cela n’a pas été facile avec ces gens. Il faut qu’ils cessent de traiter mon client comme un accusé car il n’est pas considéré comme en suspect”, a-t-il martelé. Les confrontations verbales ont continué de plus belle pendant quelques minutes. La logique a éventuellement prévalu par la suite. “Mon client a des comptes à rendre dans l’exercice de ses fonctions et il l’a fait de bonne foi”, a soutenu Me Ajay Daby, visiblement mécontent de certaines démarches de l’Icac.
Dans le milieu des enquêteurs, on laisse entendre que d’autres interpellations auront lieu en fin de la semaine prochaine, soit après la dernière audition de Yodhun Bissessur prévue ce mardi.
Ramdyal Sanjay Kumar, le directeur du département de QS, serait également appelé à s’expliquer, a laissé entendre au Matinal ceux proches du dossier.
La liste des fonctionnaires qui seront entendus ne cesse donc de s’allonger au fil des interpellations.

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