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Stérilisation des chauves-souris ravageuses

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La population de chauve-souris inquiète le gouvernement. Les derniers chiffres démontrent qu’elle se situe à plus de 56 000. C’est d’ailleurs pourquoi une demande a été effectuée auprès de l’International Union of Conservation of Nature (IUCN) pour déclassifier la chauve-souris mauricienne (Pteropus Niger) dans le registre des espèces endémiques des îles des Mascareignes. La raison : contrôler cette population à travers la stérilisation avant qu’elle n’atteigne le seuil de l’intolérance.

Les derniers relevés indiquent que les chauves-souris ont ravagé l’année dernière 50 % de la récolte de letchis et 40 % de la production de mangues. Pour faire un état des lieux de la situation, deux experts de l’IUCN en l’occurrence le professeur Paul A.Racey et M.A.M Hutson, seront à Maurice ce mois-ci pour la mise en œuvre de ce projet.

Les dommages étaient si élevés que le programme de subventions pour la protection des fruits contre les chauves-souris pour l’achat des filets de protection avait été étendu à décembre dernier. Environ 180 demandes de la part des producteurs avaient été reçues à l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU) du ministère de l’Agro-industrie pour des remboursement d’environ Rs 1, 92 million.

Lors de leur visite à Maurice, le Pr Paul A.Racey, co-président de l’IUCN et M.A.M Hutson, de la Red List Authority du Bat Specialist Group, descendront sur le terrain avant de faire toute recommandation par rapport à une révision du statut des espèces de chauves-souris dans la liste rouge.

Quelque 10 000 chauve-souris étaient recensées dans les années 80. En cinq ans, leur population a été multipliée par plus de cinq fois.

Un projet pilote visant à stériliser des chauves-souris par la Division des services vétérinaires a déjà été réalisé avec succès.

Il est aussi prévu d’entreprendre une étude pour déterminer si les chauves-souris de Maurice sont exemptes de maladies. Cette étude intitulée, ‘Research on the phylogeography of pteropus niger and their potential role as a disease reservoir’, sera menée conjointement par le NPCS, le Field Museum of National History des Etats-Unis, l’Association Vahatra de Madagascar et le Centre de recherches et de veille sur les maladies émergentes dans l’océan-Indien de l’île de La Réunion. Des tests ADN seront effectués à l’université de Duke au Royaume-Uni et les études épidémiologiques au centre de Recherches et de veille sur les maladies émergentes dans l’océan-Indien.

D’autre part, la population de corbeau est aussi dans le collimateur des autorités. Elle est estimée à 4 000 actuellement. Les autorités veulent réduire cette population par 40 %.

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