Ramgoolam : “L’expropriation des terres est totalement inacceptable”
“L’expropriation des terres est totalement inacceptable. C’est pourquoi j’attends le rapport de la Truth and Justice Commission pour prendre les décisions qui s’imposent.” C’est ce qu’a déclaré, lundi, au Sir Edouard Lim Fat Engineering Tower de l’université de Maurice, le Premier ministre Navin Ramgoolam, lors d’un séminaire international de trois jours sur le thème “Slave Trade, Slavery and Transition to Indenture in Mauritius and the Mascarenes”.
Le chef du gouvernement dira que l’étude ayant trait à l’histoire de l’esclavage a clairement été négligée par les historiens occidentaux. C’est pourquoi il accueille favorablement les historiens qui se sont déplacés pour l’occasion pour parler de l’histoire de l’esclavage dans l’océan Indien. L’esclavage et les travailleurs engagés et l’appropriation des terres ont laissé des séquelles palpables dans tous les aspects de la vie. C’est au fait une période honteuse de “notre histoire”.
“Comment se fait-il que des gens ont traité d’autres personnes comme des objets ? J’ai toujours été intéressé à savoir comment cela a pu se faire. C’est pourquoi j’ai mis sur pied la Truth and Justice Commission.”
L’idée a germé d’une réflexion du leader des Verts/fraternels Sylvio Michel. Ce dernier a toujours lutté pour que justice soit faite. “Cette idée a fait son chemin lorsque j’ai rencontré à l’époque l’archevêque anglican Desmond Tutu et le président de l’Afrique du Sud Nelson Mandela”, a-t-il déclaré.
L’institution de la Truth and Justice Commission n’est pas une tentative de prendre une revanche sur l’histoire. L’idée est de connaître le passé.
“Si nous ne connaissons pas le passé, nous n’allons pas pouvoir construire l’avenir. Il nous faut connaître ce passé pour que nous puissions soigner la blessure du passé. C’est pourquoi le manifeste électoral du gouvernement a prôné la mise en place de cette commission”, a dit le Premier ministre.
Le traité signé entre la France et l’Angleterre dans le passé pour l’abolition de l’esclavage avait été mal interprété. Actuellement, certains à Maurice continuent d’utiliser ses retombées pour priver certains citoyens de leurs droits fondamentaux.
Le Premier ministre devait déclarer qu’il a eu l’occasion de voir à la télévision comment des droits fondamentaux des citoyens ont été bafoués à travers l’expropriation des terres. C’est totalement inacceptable. Des propriétaires fonciers ont le moyen pour avoir recours à des hommes de loi qui sont extrêmement bien payés pour les défendre leurs cas.
Les protestataires ont parfois affaire à des “courtiers sans scrupules” et il faut lutter contre cela dans une société civilisée. C’est pourquoi, le gouvernement est en train de faire de son mieux pour mettre un frein à une telle pratique.
Le Premier ministre dira qu’il attend le rapport de la Truth and Justice Commission pour mettre un frein à ces abus. Il se dit conscient cependant que deux années seraient insuffisantes pour enquêter sur un système qui date d’au moins 300 ans.
Le chef du gouvernement dira aussi que certaines parties de l’histoire de l’esclavage sont plus difficiles à retracer. Il a cité, par exemple, l’identité de milliers d’esclaves qui ont péri sur le trajet qui mène à l’île Maurice. Il en va de même pour ceux qui ont été enterrés dans les champs. Leurs morts n’ont jamais été signalées. Il a profité de l’occasion pour rappeler que bientôt un film se rapportant à l’esclavagisme sera réalisé à Maurice sur la révolution haïtienne. Le Premier ministre a dit qu’il souhaite que les centres culturels travaillent de concert pour se partager ce riche héritage culturel, pour échanger des connaissances sur l’histoire du pays.
“Nous ne voulons pas que des centres culturels deviennent des sources de division, surtout lorsqu’on sait que certaines personnes tentent toujours de nous diviser. Il faut s’inspirer de la philosophie de Mahatma Gandhi qui a toujours refusé le cloisonnement des cultures”, a dit le chef du gouvernement.
Il dira qu’il a déjà évoqué dans le passé la nécessité de soigner la blessure de l’esclavage et qu’il faut renforcer cette mosaïque culturelle. Il a remercié ainsi le travail effectué par la société civile, les journaux et les associations communautaires par la consolidation de l’harmonie sociale.
Le Premier ministre devait ajouter qu’il faut une collaboration accrue entre les pays de la région, surtout l’île de la Réunion, pour connaître l’histoire de l’esclavage. “Comme disait le président français Nicolas Sarkozy, il faudra davantage de dialogue entre les pays membres de la commission de l’océan Indien.”
La présidente de la Truth and Justice Commission, Vijayalakshmi Teelock, se dit inquiète de la disparition de certaines archives liées à l’esclavage.
Le vice chancelier de l’université de Maurice, le Pr Konrad Morgan, a affirmé qu’il est écoeurant de constater que des humains ont traité leurs pairs d’une façon abusive. Ces abus d’autorité ne peuvent pas être tolérés dans une société civilisée, a-t-il dit.
Le Pr Françoise Vergès, présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, a déclaré que l’esclavage colonial constitue un moment fondamental pour l’histoire de l’humanité. Elle dira que même maintenant le pré-jugé de couleur découle de cet héritage. Elle a ajouté que la lutte contre l’esclavage doit aujourd’hui être reconnu pour les droits humains. Cette conférence bénéficie de la collaboration du Centre africain d’études des mondes, Université Paris 1.
Le chef du gouvernement dira que l’étude ayant trait à l’histoire de l’esclavage a clairement été négligée par les historiens occidentaux. C’est pourquoi il accueille favorablement les historiens qui se sont déplacés pour l’occasion pour parler de l’histoire de l’esclavage dans l’océan Indien. L’esclavage et les travailleurs engagés et l’appropriation des terres ont laissé des séquelles palpables dans tous les aspects de la vie. C’est au fait une période honteuse de “notre histoire”.
“Comment se fait-il que des gens ont traité d’autres personnes comme des objets ? J’ai toujours été intéressé à savoir comment cela a pu se faire. C’est pourquoi j’ai mis sur pied la Truth and Justice Commission.”
Connaître le passé pour construire l’avenir
L’idée a germé d’une réflexion du leader des Verts/fraternels Sylvio Michel. Ce dernier a toujours lutté pour que justice soit faite. “Cette idée a fait son chemin lorsque j’ai rencontré à l’époque l’archevêque anglican Desmond Tutu et le président de l’Afrique du Sud Nelson Mandela”, a-t-il déclaré.
L’institution de la Truth and Justice Commission n’est pas une tentative de prendre une revanche sur l’histoire. L’idée est de connaître le passé.
“Si nous ne connaissons pas le passé, nous n’allons pas pouvoir construire l’avenir. Il nous faut connaître ce passé pour que nous puissions soigner la blessure du passé. C’est pourquoi le manifeste électoral du gouvernement a prôné la mise en place de cette commission”, a dit le Premier ministre.
Le traité signé entre la France et l’Angleterre dans le passé pour l’abolition de l’esclavage avait été mal interprété. Actuellement, certains à Maurice continuent d’utiliser ses retombées pour priver certains citoyens de leurs droits fondamentaux.
Le Premier ministre devait déclarer qu’il a eu l’occasion de voir à la télévision comment des droits fondamentaux des citoyens ont été bafoués à travers l’expropriation des terres. C’est totalement inacceptable. Des propriétaires fonciers ont le moyen pour avoir recours à des hommes de loi qui sont extrêmement bien payés pour les défendre leurs cas.
Les protestataires ont parfois affaire à des “courtiers sans scrupules” et il faut lutter contre cela dans une société civilisée. C’est pourquoi, le gouvernement est en train de faire de son mieux pour mettre un frein à une telle pratique.
Le Premier ministre dira qu’il attend le rapport de la Truth and Justice Commission pour mettre un frein à ces abus. Il se dit conscient cependant que deux années seraient insuffisantes pour enquêter sur un système qui date d’au moins 300 ans.
Le chef du gouvernement dira aussi que certaines parties de l’histoire de l’esclavage sont plus difficiles à retracer. Il a cité, par exemple, l’identité de milliers d’esclaves qui ont péri sur le trajet qui mène à l’île Maurice. Il en va de même pour ceux qui ont été enterrés dans les champs. Leurs morts n’ont jamais été signalées. Il a profité de l’occasion pour rappeler que bientôt un film se rapportant à l’esclavagisme sera réalisé à Maurice sur la révolution haïtienne. Le Premier ministre a dit qu’il souhaite que les centres culturels travaillent de concert pour se partager ce riche héritage culturel, pour échanger des connaissances sur l’histoire du pays.
“Nous ne voulons pas que des centres culturels deviennent des sources de division, surtout lorsqu’on sait que certaines personnes tentent toujours de nous diviser. Il faut s’inspirer de la philosophie de Mahatma Gandhi qui a toujours refusé le cloisonnement des cultures”, a dit le chef du gouvernement.
Il dira qu’il a déjà évoqué dans le passé la nécessité de soigner la blessure de l’esclavage et qu’il faut renforcer cette mosaïque culturelle. Il a remercié ainsi le travail effectué par la société civile, les journaux et les associations communautaires par la consolidation de l’harmonie sociale.
Le Premier ministre devait ajouter qu’il faut une collaboration accrue entre les pays de la région, surtout l’île de la Réunion, pour connaître l’histoire de l’esclavage. “Comme disait le président français Nicolas Sarkozy, il faudra davantage de dialogue entre les pays membres de la commission de l’océan Indien.”
La présidente de la Truth and Justice Commission, Vijayalakshmi Teelock, se dit inquiète de la disparition de certaines archives liées à l’esclavage.
Le vice chancelier de l’université de Maurice, le Pr Konrad Morgan, a affirmé qu’il est écoeurant de constater que des humains ont traité leurs pairs d’une façon abusive. Ces abus d’autorité ne peuvent pas être tolérés dans une société civilisée, a-t-il dit.
Le Pr Françoise Vergès, présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, a déclaré que l’esclavage colonial constitue un moment fondamental pour l’histoire de l’humanité. Elle dira que même maintenant le pré-jugé de couleur découle de cet héritage. Elle a ajouté que la lutte contre l’esclavage doit aujourd’hui être reconnu pour les droits humains. Cette conférence bénéficie de la collaboration du Centre africain d’études des mondes, Université Paris 1.

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