Jimmy Tan Yan : l’homme qui vend des rêves
A la tête de l’agence de voyages Cathay Tours, Jimmy Tan Yan est certes chef d’entreprise, mais pour les nombreux Mauriciens qui réservent les voyages et croisières qu’il propose, il est avant tout marchand de rêves. Il a accepté de nous parler un peu de lui et de la compagnie que son père avait créée.
Pouvez-vous, pour commencer, nous parler un peu de l’agence Cathay Tours ?
L’agence a été fondée en 1952 par mon père. Elle a ensuite obtenu la licence internationale IATA (International Air Transport Association) en 1968. Nous avons été parmi les premiers à Maurice à organiser des forfaits et des voyages organisés pour l’Asie. A l’époque, il n’y avait pas de vols directs à destination de l’Extrême-Orient. Il fallait alors passer par l’Inde. Au départ, nous ciblions principalement les Sino-Mauriciens désireux de revoir leur village natal. Pouvoir prendre l’avion pour s’y rendre représentait une grande avancée, car avant cela, il fallait s’y rendre en bateau, ce qui prenait beaucoup de temps ! A l’époque, on partait surtout en groupes organisés, car les gens n’osaient pas partir seuls. Maintenant, cela a changé. On voyage beaucoup plus, et les gens aiment également découvrir les choses par eux-mêmes. Par contre, nous organisons toujours leur logement et réservons les hôtels à l’avance.
Je suppose qu’avec les années, vous avez peu à peu étoffé votre offre.
Oui. Nous avons commencé par l’Extrême-Orient, notamment Hong-Kong. Ensuite, nous avons proposé l’Asie du Sud-est, Singapour, Bangkok, Taïwan, mais aussi les Philippines. A l’époque, la Chine était beaucoup plus fermée qu’à présent, et il était assez difficile de s’y rendre. Dans les années 60 et 80, c’était principalement le tour Singapour - Bangkok - Hong-Kong qui était très populaire. Ensuite, nous avons offert des séjours en Australie ainsi qu’en Amérique du Sud. Bien après, nous nous sommes dirigés également vers l’Europe. Maintenant, la grande tendance actuelle, ce sont les croisières ! Nous sommes les représentants officiels de Royal Carribean, la compagnie qui dispose de la plus grosse flotte de bateaux de croisière au monde, ainsi que le plus gros paquebot qui existe. Ce sont de vraies vacances de rêve, en formule tout compris. Sur Oasis of the Seas, le plus gros bateau, il y a non seulement une piscine, mais également un mini-golf course, un mur d’escalade, une patinoire… De nombreux spectacles et des shows, les uns plus impressionnants que les autres.
Ce bateau passe-t-il à Maurice ?
Non, à vrai dire, seuls peu de ports peuvent accueillir un paquebot aussi grand. Celui-là, ainsi qu’un nouveau bâtiment, Allure of the Seas qui commencera son périple en décembre 2010, est basé principalement en Amérique. Sinon, on peut faire également de nombreuses croisières en Europe, ou en Asie. Cela offre la possibilité de découvrir des lieux que l’on n’aurait pas eu l’idée d’aller visiter par soi-même. Prenez par exemple Ephèse, Corfou, la Croatie… Ce sont des endroits où on ne pense guère se rendre, mais qui sont pourtant magnifiques.
La crise économique n’a-t-elle pas affecté vos affaires ?
Au fait, nous constatons que les Mauriciens voyagent toujours énormément. C’est plutôt du côté réceptif, c’est-à-dire du côté de l’accueil des étrangers à Maurice, que la crise s’est fait sentir, notamment avec la baisse de l’euro.
Pour terminer, pouvez-vous nous parler un peu de vous ?
J’ai fait mes études universitaires à Toronto, au Canada, où j’ai étudié l’urbanisme. Quand je suis revenu à Maurice en 1985, j’ai discuté avec mon père, qui m’a demandé ce que j’allais faire par la suite. J’aurais pu m’installer au Canada et travailler là-bas, mais j’ai finalement choisi de rester à Maurice et de faire partie de l’entreprise de mon père. Et je dois dire qu’une fois entré dans le tourisme, on n’a aucune envie de sortir de ce secteur ! C’est un domaine passionnant qui offre de nombreuses possibilités. On découvre le monde, on fait aussi beaucoup de relationnel. J’ai eu la chance de pouvoir voyager énormément, en Australie, en Asie, en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, en Europe, à Dubaï… J’ai pu faire également plusieurs croisières. Je pense qu’il faut connaître les destinations et les produits pour pouvoir les vendre bien. D’ailleurs, nous faisons des inspections régulières dans les hôtels que nous proposons, pour être sûrs que la qualité est toujours au top. On ne vend rien que l’on ne connaisse pas ou dont nous ne soyons pas sûrs. Avec les années, nous avons créé beaucoup de contacts et avons des partenaires très sincères, qui nous connaissent et savent ce que veulent les Mauriciens en voyage.
Pour résumer, est-ce que nous pouvons dire que vos affaires sont florissantes ?
Oui, cela marche bien pour nous. Bien sûr, comme dans tout business, il y a de la compétition. Il faut parfois se bagarrer dur et bien savoir se positionner. Il faut également toujours être à l’écoute de ses clients, car c’est avant tout grâce à eux que nous sommes toujours là.
Pouvez-vous, pour commencer, nous parler un peu de l’agence Cathay Tours ?
L’agence a été fondée en 1952 par mon père. Elle a ensuite obtenu la licence internationale IATA (International Air Transport Association) en 1968. Nous avons été parmi les premiers à Maurice à organiser des forfaits et des voyages organisés pour l’Asie. A l’époque, il n’y avait pas de vols directs à destination de l’Extrême-Orient. Il fallait alors passer par l’Inde. Au départ, nous ciblions principalement les Sino-Mauriciens désireux de revoir leur village natal. Pouvoir prendre l’avion pour s’y rendre représentait une grande avancée, car avant cela, il fallait s’y rendre en bateau, ce qui prenait beaucoup de temps ! A l’époque, on partait surtout en groupes organisés, car les gens n’osaient pas partir seuls. Maintenant, cela a changé. On voyage beaucoup plus, et les gens aiment également découvrir les choses par eux-mêmes. Par contre, nous organisons toujours leur logement et réservons les hôtels à l’avance.
Je suppose qu’avec les années, vous avez peu à peu étoffé votre offre.
Oui. Nous avons commencé par l’Extrême-Orient, notamment Hong-Kong. Ensuite, nous avons proposé l’Asie du Sud-est, Singapour, Bangkok, Taïwan, mais aussi les Philippines. A l’époque, la Chine était beaucoup plus fermée qu’à présent, et il était assez difficile de s’y rendre. Dans les années 60 et 80, c’était principalement le tour Singapour - Bangkok - Hong-Kong qui était très populaire. Ensuite, nous avons offert des séjours en Australie ainsi qu’en Amérique du Sud. Bien après, nous nous sommes dirigés également vers l’Europe. Maintenant, la grande tendance actuelle, ce sont les croisières ! Nous sommes les représentants officiels de Royal Carribean, la compagnie qui dispose de la plus grosse flotte de bateaux de croisière au monde, ainsi que le plus gros paquebot qui existe. Ce sont de vraies vacances de rêve, en formule tout compris. Sur Oasis of the Seas, le plus gros bateau, il y a non seulement une piscine, mais également un mini-golf course, un mur d’escalade, une patinoire… De nombreux spectacles et des shows, les uns plus impressionnants que les autres.
Ce bateau passe-t-il à Maurice ?
Non, à vrai dire, seuls peu de ports peuvent accueillir un paquebot aussi grand. Celui-là, ainsi qu’un nouveau bâtiment, Allure of the Seas qui commencera son périple en décembre 2010, est basé principalement en Amérique. Sinon, on peut faire également de nombreuses croisières en Europe, ou en Asie. Cela offre la possibilité de découvrir des lieux que l’on n’aurait pas eu l’idée d’aller visiter par soi-même. Prenez par exemple Ephèse, Corfou, la Croatie… Ce sont des endroits où on ne pense guère se rendre, mais qui sont pourtant magnifiques.
La crise économique n’a-t-elle pas affecté vos affaires ?
Au fait, nous constatons que les Mauriciens voyagent toujours énormément. C’est plutôt du côté réceptif, c’est-à-dire du côté de l’accueil des étrangers à Maurice, que la crise s’est fait sentir, notamment avec la baisse de l’euro.
Pour terminer, pouvez-vous nous parler un peu de vous ?
J’ai fait mes études universitaires à Toronto, au Canada, où j’ai étudié l’urbanisme. Quand je suis revenu à Maurice en 1985, j’ai discuté avec mon père, qui m’a demandé ce que j’allais faire par la suite. J’aurais pu m’installer au Canada et travailler là-bas, mais j’ai finalement choisi de rester à Maurice et de faire partie de l’entreprise de mon père. Et je dois dire qu’une fois entré dans le tourisme, on n’a aucune envie de sortir de ce secteur ! C’est un domaine passionnant qui offre de nombreuses possibilités. On découvre le monde, on fait aussi beaucoup de relationnel. J’ai eu la chance de pouvoir voyager énormément, en Australie, en Asie, en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, en Europe, à Dubaï… J’ai pu faire également plusieurs croisières. Je pense qu’il faut connaître les destinations et les produits pour pouvoir les vendre bien. D’ailleurs, nous faisons des inspections régulières dans les hôtels que nous proposons, pour être sûrs que la qualité est toujours au top. On ne vend rien que l’on ne connaisse pas ou dont nous ne soyons pas sûrs. Avec les années, nous avons créé beaucoup de contacts et avons des partenaires très sincères, qui nous connaissent et savent ce que veulent les Mauriciens en voyage.
Pour résumer, est-ce que nous pouvons dire que vos affaires sont florissantes ?
Oui, cela marche bien pour nous. Bien sûr, comme dans tout business, il y a de la compétition. Il faut parfois se bagarrer dur et bien savoir se positionner. Il faut également toujours être à l’écoute de ses clients, car c’est avant tout grâce à eux que nous sommes toujours là.

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