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Affaire Facebook : la police met en garde contre des propos sectaires

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Pour mettre en garde la population contre des propos blasphématoires qui circulent, la police a émis un communiqué en fin de journée, vendredi. Cela, après que l’affaire des propos sectaires sur Facebook a éclaté au grand jour.

• Krishnee Bunwaree reste en détention jusqu’à lundi



Le communiqué stipule qu’une enquête est en cours au Central CID. La police veut également faire savoir que des sanctions sévères seront prises contre toute personne qui fait fi des lois et qui continue à avancer des propos similaires. Cela constitue un délit sérieux et nuit gravement à l’harmonie de la société.

La police en collaboration avec l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) rappelle que tous ces propos ont été enlevés du site.

Les autorités ont également fait état que toute personne qui commente cette affaire ou qui utilise ce site pour émettre des propos sectaires commet une offense et sera sévèrement punie.

Afin d’éviter tout dérapage ou délit, le communiqué fait état des peines sévères qui sont applicables dans ces cas-là.

Krishnee Bunwaree reste en détention jusqu’à lundi


Selon la section 46 (h) de l’Information and Communication Technologies (ICT) Act 2001 “any person who uses an information and communication service, including telecommunication service - (i) for the transmission or reception of a message which is grossly offensive, or of an indecent, obscene or menacing character ; or (ii) for the purpose of causing annoyance, inconvenience, needlessly anxiety to any person; (iii) for the transmission of a message which is of a nature likely to endanger or compromise State defence, public safety or public order” est passible d’une amende ne dépassant pas Rs 1 million et d’une peine d’emprisonnement ne dépassant pas cinq ans.

La section 4(1) de la Computer Misuse and Cybercrime Act 2003 stipule que:- “any person who causes a computer system to perform any function for the purpose of securing access to any program or data held in any computer system, with intent to commit an offence under any other enactment, shall commit an offence” est passible d’une amende ne dépassant pas Rs 200 000 et d’une peine de prison ne dépassant pas 20 ans.

La section 282 (1)(a) et (2) du code pénal 1838 évoque l’incitation à la haine raciale : (1) “any person who, with intent to stir up contempt or hatred against any section or part of any section of the public distinguished by race, caste, place of origin, political opinions, colour or creed” est passible d’une amende de Rs 100 000 et d’une peine de prison ne dépassant pas 20 ans. Cela concerne également n’importe quelle publication qui est menaçante, injurieuse ou insultante. Et (2) “any person who prints, publishes, posts up, distributes, exhibits or circulates any writing, gesture, word or matter” est passible d’une peine de prison n’excédant pas quatre ans et d’une amende ne dépassant pas Rs 100 000.

Par ailleurs, Kavish Bhoonah a été relâché jeudi après-midi après avoir été longuement interrogé par les limiers du Central CID dans le cadre des propos sectaires sur la page Facebook de Krishnee Bunwaree.

Accompagné aux Casernes centrales par son homme de loi, Me Robin Appaya, il a été entendu par les limiers sur cette affaire. Aucune charge n’a été retenue contre lui. Les limiers ont également perquisitionné son domicile. Son ordinateur portable sera passé au crible. Selon les recoupements, Kavish Bhoonah aurait affirmé que son compte est inactif depuis trois mois environ et qu’il a rien à faire dans cette affaire. Or, il aurait avancé que quelqu’un d’autre se serait permis d’utiliser son “profil” pour commenter sur ces propos. Pour le moment rien d’incriminant n’a été retenu contre le jeune homme.

Par ailleurs, Krishnee Bunwaree aura à passer le week-end en détention jusqu’à sa prochaine comparution en cour prévue le lundi 6 août. Selon les informations, après avoir comparu en cour de district de Port-Louis jeudi après-midi, elle serait tombée malade et a été admise à l’hôpital.

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