Home | Faits Divers | Le CCID enquête sur un cas allégué d'escroquerie de Rs 13 M

Le CCID enquête sur un cas allégué d'escroquerie de Rs 13 M

Les limiers du Central CID enquêtent sur un épineux dossier relatif à un cas d'escroquerie allégué d'environ Rs 13 millions. Dans le cadre de cette affaire, ils sont sur la piste de deux Français résidant à Maurice et propriétaires d'un restaurant. La police attend de recevoir certains documents-clés avant de soumettre ces deux Français à un interrogatoire.

Le plaignant, Daniel Gouabault, 60 ans, avance que ces deux hommes lui auraient fait croire qu'il détenait 33 % d'actions dans la société gérant ledit restaurant et c'est ainsi, qu'il leur aurait fait plusieurs versements totalisant environ 330 000 euros. Mais, grande fut sa surprise lorsqu'en analysant les dossiers du Board Of Investement (BoI), il s'est rendu compte que seuls ses deux partenaires sont les directeurs de ce commerce et que son nom n'y figure pas. Toutefois, il a indiqué à la police que ses compagnons lui auraient fait signer des papiers lui faisant croire qu'il faisait partie de cette société. Les papiers seraient finalement des faux. Retenant les services de Me Siddharta Hawoldar, le sexagénaire a juré un affidavit en Cour suprême au début de mars et demande la fermeture du restaurant en attendant que la justice se prononce sur ce cas.

C'est  à travers le père d'un de ses partenaires en France qu'il décide de venir à Maurice en 2009 pour des vacances. Daniel Gouabault est vite séduit par les opportunités d'affaires dans l'île et se serait associé aux deux Français pour la construction d'un bateau de plaisance et aurait versé sa part, soit 33 000 euros. Ce projet aurait vite été relégué aux oubliettes et ses partenaires lui auraient fait comprendre que des problèmes auraient surgi avec le constructeur. A la place, ils lui auraient proposé d'investir l'argent dans une vieille maison pour la transformer en un restaurant pied dans l'eau. Les trois hommes montent une compagnie au sein de laquelle chacun détiendrait 33 % d'actions.

Dans sa déposition, le sexagénaire a indiqué qu'il aurait, par la suite effectué plusieurs versements dans la société pour des travaux de maintenance et il aurait même acheté tous les matériaux pour le restaurant, soit une somme totale de 330 000 euros. Et le 9 décembre 2009 il est reparti à Paris.

Après un an d'activité, il est retourné à Maurice et demande des comptes et des dividendes à ses partenaires. Ces derniers auraient refusé prétextant que les affaires ne sont pas bonnes. Daniel Gouabault se rend alors à la BoI pour vérifier les comptes et il s'est rendu compte qu'il ne figure pas sur la liste des directeurs. Après de vaines tentatives de négociation avec ses compagnons, il a décidé de référer l'affaire à la police.

Dans d'autres plaintes consignées aux postes de Pointe-aux-Canonniers et de Grand-Baie, Daniel Gouabault a avancé qu'il aurait reçu des menaces de mort de ses partenaires. L'enquête dans cette affaire ne fait que commencer.

Comments
Comment icon Please read our disclaimer & comment policy before posting.