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Éducation tertiaire : l’université de Maurice reste l’institution la plus prisée

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Il y a de plus en plus d’institutions tertiaires à Maurice et le marché devient plus compétitif, surtout en ce qui concerne les institutions privées. Cependant, même avec cette panoplie de nouvelles universités, l’université de Maurice (UoM) est la plus prisée et mène le marché avec son grand nombre d’admissions. À la rentrée universitaire, lundi, environ 4 000 nouveaux étudiants se sont dirigés vers le campus de Réduit.

Un diplômé (graduate) par famille et une importante population estudiantine internationale, est-ce irréalisable ? Selon les données de la Tertiary Education Commission (TEC), corps régulateur des institutions tertiaires à Maurice, il y a 61 institutions tertiaires privées à Maurice et une dizaine d’institutions publiques. Avec 11 000 étudiants, l’UoM reste l’institution de prédilection pour ceux désirant poursuivre leurs études au pays. Le nombre d’admissions n’est toujours pas déterminé avec exactitude à l’UoM mais il devrait y avoir plus de 4 000 étudiants admis pour cette année académique 2012-2013 qui a commencé lundi.

Toutefois, il faut noter que le paysage des institutions tertiaires se peuple rapidement et exponentiellement avec de 2010 à 2012, l’implantation de 13 nouvelles institutions privées. Le Charles Telfair Institute (CTI) reste l’institution dominante sur le plan privé. Comptant 1 437 élèves actuellement, l’institution qui offre des diplômes de l’université australienne Curtin University, a vu une hausse dans les admissions pour l’année 2012. Elle a reçu 681 demandes pour la première admission de l’année 2012 et devrait dépasser les 800 étudiants à la deuxième admission de cette année. Avec ce nombre en hausse, le nombre de diplômés devrait automatiquement augmenter, se rapprochant ainsi de la vision gouvernementale d’un diplômé par famille.

Selon la TEC, le privé compte un total de 10 000 étudiants, alors que le public en compte le double, et les institutions s’implantant à Maurice ne viennent pas sans avoir fait des études de marché. Elles doivent également soumettre des ‘business plan’ viables à la TEC. Peu de ces institutions ferment ou sont dormantes vu le peu d’élèves qui s’y enregistrent. Elles sont, à 90 %, toutes totalement opérationnelles, selon Praveen Mohadeb, directeur de la TEC.

A son implantation au pays en février 2010, Middlesex University ne comptait que 15 élèves. Le nombre a considérablement changé depuis et la branche de l’université anglaise compte désormais quelque 300 élèves. D’ailleurs, le professeur Antony Eddison, directeur de l’institution à Maurice, s’attend que ce chiffre
double à la rentrée de septembre.

À l’UoM, on trouve que la croissance du nombre d’institutions tertiaires est bénéfique aux étudiants car “il est souhaitable d’avoir une grande panoplie de cours de qualité qui sont dispensés à Maurice”, comme l’explique le professeur Harry Rugooputh.

Mais au CTI, on ne pense pas que les institutions tertiaires privées gagnent tant de terrain que ça. C’est plutôt ceux et celles qui n’ont pas été admis dans les institutions publiques qui vont vers le privé. Un faible pourcentage de ceux-là y vient par préférence pour les diplômes étrangers, soit parce qu’ils comptent émigrer un jour, soit qu’ils n’ont pas confiance dans les diplômes locaux, dit-on de ce côté. La compétition est quand même la bienvenue, car cela aide à améliorer le service offert aux clients. Cela se voit à travers la récente récompense qu’a reçue cette institution phare du privé, le “Golden Arrow Award”.

Middlesex University ne partage pas la même opinion cependant. Pour le professeur Antony Eddison, étant la première université anglaise à Maurice, il y a un réel potentiel de croissance, d’autant plus que les diplômes anglais sont très bien vus au niveau global.

Concernant les étudiants internationaux, Maurice en a définitivement plus qu’auparavant. Si dans le public, on peut en compter seulement 81, le privé attire plus, surtout les institutions telles que SSR Medical College, Amity Institute of Higher Education et ISITECH Business School. Ils sont au nombre de 554 dans le privé.

Selon Praveen Mohadeb, les investisseurs étrangers savent qu’ils doivent attirer les étudiants internationaux car c’est la seule façon pour eux de rester viable dans le temps. Actuellement, c’est Middlesex University qui a reçu le plus d’étudiants internationaux. Ils proviennent de 54 différents pays, dont le Niger, la France, Madagascar et l’Inde.

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