Joseph Vaudin : “La nouvelle génération ne s’intéresse plus à la culture de la canne à sucre”
Les planteurs du Nord et de l’Est font face à de nombreux défis. Pour pallier les difficultés qu’ils rencontrent, la Fuel Sugar Milling Company Limited (FSMC) a été mise en place pour leur venir en aide. Joseph Vaudin, CEO de Fuel, nous parle davantage du travail effectué pour que les planteurs de canne n’abandonnent pas leur culture.
Quels sont les défis auxquels font face les planteurs de l’Est et du Nord ?
La réforme sucrière en Europe avait pour objectif de faire baisser le prix du sucre. Pour compenser cette réduction de prix, des mesures ont graduellement été prises entre 2008 et 2012. Cela afin de maintenir tant que possible les revenus des planteurs de canne. Les principales mesures sont une réduction du Cess de plus de 50 %, une baisse de la prime d’assurance de SIFB de 50 %, favoriser la production et la commercialisation de sucres de consommation directe à valeur ajoutée (sucre raffiné et sucres spéciaux) au lieu de celle du sucre roux, des subsides accrus à la replantation sous le programme FORIP et un meilleur prix pour la mélasse. Ces mesures n’ont pas suffi car les revenus totaux des producteurs de canne ont quand même diminué de 10 % entre 2008 et 2012 en raison de la baisse du prix du sucre en Europe ajoutée à celle du taux de change de l’euro en roupie. Durant cette période, les coûts de production de la canne ont augmenté après la hausse du coût de la main-d’œuvre (+35 %) et celle des intrants, surtout des fertilisants (+35 %). Nous constatons que la marge restante aux producteurs de canne sur leur exploitation baisse de 70 % en raison des facteurs ci-dessus.
Comment la FSMC accorde-t-elle son soutien à ces planteurs ?
La FSMC leur accorde son soutien à travers son département Services Planteurs qui fournit une gamme de services. Par exemple, le service récolte et le service à la carte pour les opérations comme l’application des herbicides et des engrais. Nous offrirons bientôt un service ‘Total Management’ où nous prendrons l’entière responsabilité des champs d’un planteur, de la plantation à la récolte en passant par toutes les opérations poste-récolte. Nous travaillons sur un concept de location des terres des planteurs qui vont abandonner la culture de la canne à sucre. Nous donnons aussi des conseils agronomiques et pratiques aux planteurs. Le bureau du Service Planteurs se trouve à Providence.
Quelles sont les mesures prises pour encourager le département ?
Le département, qui existe depuis déjà pas mal d’années, a été récemment restructuré et le personnel renforcé. Il comptait auparavant cinq membres, soit trois cadres à plein-temps et deux superviseurs employés contractuellement. Aujourd’hui, il en compte 11, à savoir six cadres à plein-temps et cinq superviseurs employés contractuellement. Une nouvelle compagnie, la FSMC Planters Services Co Ltd, a été créée pour mieux gérer les travaux administratifs et financiers du département Services Planteurs. Les frais administratifs et le service financier sont pris totalement en charge par FSML (l’usinier). Des équipements ont été achetés pour offrir un service de qualité. Pour la récolte 2012, le service pourra être étendu à environ 550 à 600 planteurs pour récolter 55 000 tonnes de canne.
Sous le programme FORIP, combien d’hectares de terre seront sous culture de la canne cette année ?
En 2012, le Service Planteurs collabore à la replantation de 290 hectares de terre appartenant à 482 planteurs. Ces chiffres incluent 47 hectares appartenant à 51 planteurs du ‘factory area’ de Mon Loisir.
A travers cette collaboration, qui a débuté en 2006 avec la Mauritius Sugar Authority, maintenant Mauritius Cane Industry Authority, nous aurons géré la replantation de 1 235 hectares appartenant à 1 251 planteurs.
Note-t-on un manque d’intérêt de la part des planteurs pour cultiver la canne ?
Il est clair que la nouvelle génération ne s’intéresse plus à la culture de la canne à sucre. Ce désintérêt est causé non seulement par la baisse de la profitabilité, mais aussi parce que cette nouvelle génération, qui est constituée de professionnels, n’a pas le temps de s’occuper des champs de canne, d’où la nécessité de lui offrir une panoplie de services.
Pour assurer la sécurité alimentaire, pourquoi ne pas soutenir ceux qui cultivent des légumes ?
La production locale de cultures vivrières est bien sûr cruciale pour la sécurité alimentaire du pays. Malheureusement, nous n’avons pas pour le moment les ressources nécessaires pour offrir des services aux planteurs concernés. Cependant, dans la mesure du possible, nous collaborons avec les autorités concernées.
Quels sont les défis auxquels font face les planteurs de l’Est et du Nord ?
La réforme sucrière en Europe avait pour objectif de faire baisser le prix du sucre. Pour compenser cette réduction de prix, des mesures ont graduellement été prises entre 2008 et 2012. Cela afin de maintenir tant que possible les revenus des planteurs de canne. Les principales mesures sont une réduction du Cess de plus de 50 %, une baisse de la prime d’assurance de SIFB de 50 %, favoriser la production et la commercialisation de sucres de consommation directe à valeur ajoutée (sucre raffiné et sucres spéciaux) au lieu de celle du sucre roux, des subsides accrus à la replantation sous le programme FORIP et un meilleur prix pour la mélasse. Ces mesures n’ont pas suffi car les revenus totaux des producteurs de canne ont quand même diminué de 10 % entre 2008 et 2012 en raison de la baisse du prix du sucre en Europe ajoutée à celle du taux de change de l’euro en roupie. Durant cette période, les coûts de production de la canne ont augmenté après la hausse du coût de la main-d’œuvre (+35 %) et celle des intrants, surtout des fertilisants (+35 %). Nous constatons que la marge restante aux producteurs de canne sur leur exploitation baisse de 70 % en raison des facteurs ci-dessus.
Comment la FSMC accorde-t-elle son soutien à ces planteurs ?
La FSMC leur accorde son soutien à travers son département Services Planteurs qui fournit une gamme de services. Par exemple, le service récolte et le service à la carte pour les opérations comme l’application des herbicides et des engrais. Nous offrirons bientôt un service ‘Total Management’ où nous prendrons l’entière responsabilité des champs d’un planteur, de la plantation à la récolte en passant par toutes les opérations poste-récolte. Nous travaillons sur un concept de location des terres des planteurs qui vont abandonner la culture de la canne à sucre. Nous donnons aussi des conseils agronomiques et pratiques aux planteurs. Le bureau du Service Planteurs se trouve à Providence.
Quelles sont les mesures prises pour encourager le département ?
Le département, qui existe depuis déjà pas mal d’années, a été récemment restructuré et le personnel renforcé. Il comptait auparavant cinq membres, soit trois cadres à plein-temps et deux superviseurs employés contractuellement. Aujourd’hui, il en compte 11, à savoir six cadres à plein-temps et cinq superviseurs employés contractuellement. Une nouvelle compagnie, la FSMC Planters Services Co Ltd, a été créée pour mieux gérer les travaux administratifs et financiers du département Services Planteurs. Les frais administratifs et le service financier sont pris totalement en charge par FSML (l’usinier). Des équipements ont été achetés pour offrir un service de qualité. Pour la récolte 2012, le service pourra être étendu à environ 550 à 600 planteurs pour récolter 55 000 tonnes de canne.
Sous le programme FORIP, combien d’hectares de terre seront sous culture de la canne cette année ?
En 2012, le Service Planteurs collabore à la replantation de 290 hectares de terre appartenant à 482 planteurs. Ces chiffres incluent 47 hectares appartenant à 51 planteurs du ‘factory area’ de Mon Loisir.
A travers cette collaboration, qui a débuté en 2006 avec la Mauritius Sugar Authority, maintenant Mauritius Cane Industry Authority, nous aurons géré la replantation de 1 235 hectares appartenant à 1 251 planteurs.
Note-t-on un manque d’intérêt de la part des planteurs pour cultiver la canne ?
Il est clair que la nouvelle génération ne s’intéresse plus à la culture de la canne à sucre. Ce désintérêt est causé non seulement par la baisse de la profitabilité, mais aussi parce que cette nouvelle génération, qui est constituée de professionnels, n’a pas le temps de s’occuper des champs de canne, d’où la nécessité de lui offrir une panoplie de services.
Pour assurer la sécurité alimentaire, pourquoi ne pas soutenir ceux qui cultivent des légumes ?
La production locale de cultures vivrières est bien sûr cruciale pour la sécurité alimentaire du pays. Malheureusement, nous n’avons pas pour le moment les ressources nécessaires pour offrir des services aux planteurs concernés. Cependant, dans la mesure du possible, nous collaborons avec les autorités concernées.

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