APEC : Pour une “économie verte” face à la crise mondiale
Alors que le débat sur la réforme électorale - avec ou sans l'abolition du Best Loser System - semble prendre le dessus émotionnel, le vrai problème que le pays a à faire face dans le court et moyen terme, est relégué au dernier plan. Il s'agit de l'économie mauricienne qui passe par une étape difficile avec les successions des problèmes au niveau mondial surtout en Europe avec la crise de l'euro d'une part et une flambée du prix pétrolier avec les tensions au Moyen Orient d'autre part.
Mardi 31 janvier dernier le prix du pétrole baril brut était de 112 dollars et aujourd'hui vendredi 3 février 2012 il est a 110 dollars. C'est ce que soutient Suttyhudeo Tengur le president de l'Association for the protection of the environment and consumers (APEC) dans un communiquer.
C'est quand même rassurant d'entendre le Vice Premier Ministre et Ministre des Finances, Xavier Duval confirmer après une visite en Europe que la crise de l'euro est bien réelle et risque de nous affecter. Comme quoi, les économistes qui avaient prévu et fait ce constat n'étaient pas pris au sérieux et il aura fallu un constat visuel de notre Grand Argentier, pour comprendre l'étendu du problème.
Cela dit, il est essentiel pour nos politiques de mettre de côté ce débat futile de réforme ou pas, et de penser l'avenir du pays et de nos enfants. Si l'économie s'est montrée résiliente, cela est du à travers sa diversification au fil des années.
Avec des années de retard, l'oligarchie sucrière du pays est arrivée à comprendre qu'il faut diversifier l'industrie sucrière pour la faire devenir l'industrie cannière. Mieux vaut tard que jamais. C'est bien de valoriser la bagasse à travers la production d'énergie électrique. Mais, il faut que les planteurs dont le sous-produit est exploité soient dûment payés. L'on ne peut pas s'attendre à ce qu'une centrale indexe son coût de production sur le prix du charbon importé alors que les petits planteurs reçoivent des miettes pour leur bagasse. Il est temps pour le gouvernement de revoir ce paiement aux planteurs en attendant la fameuse Cane Authority dont l'accouchement est difficile au niveau du ministre de l'Agriculture, Satish Faugoo.
L'île Maurice étant un pays béni par son climat, il est grand temps pour nos politiques de penser à “l'économie verte”. Alors que le projet 'Maurice - île Durable' traîne les pieds, c'est réconfortant de constater que des initiatives individuelles sont entreprises pour la production d'énergie électrique avec l'usage des panneaux photovoltaïques dont le surplus est acheté par le CEB. Il faut aussi encourager les mauriciens à se tourner vers l'utilisation de chauffe-eau solaire. L'exploitation de l'énergie solaire à l'échelle nationale peut être d'un appui considérable à l'économie mauricienne du fait qu'elle réduirait considérablement notre dépendance sur l'énergie fossile importée qui draine nos devises étrangères.
L'utilisation de l'éthanol comme substitut au carburant importé attend toujours le feu vert du gouvernement. On ne sait sur quoi l'exploitation de cette source d'énergie butte, mais il y a eu de nombreux tests effectués et de nombreuses études faites dans le passé pour démontrer la viabilité de ce projet. L'exploitation de l'éthanol serait un moteur dans le processus de la diversification de l'industrie cannière.
En France, l'éthanol est déjà largement utilisé sous l'appellation E85 - ce qui représente 85 % d'éthanol et 15 % de produit combustible fossile. A Maurice, la flotte de nos véhicules augmente d'année en année — d'où la demande croissante d'énergie fossile. C'est bien que le gouvernement améliorer notre réseau routier pour assurer une meilleure fluidité pour le trafic. Mais il ne faut pas perdre de vue les longues heures d'attente sur nos principales voies d'accès et qui représentent un gaspillage énorme pour l'économie mauricienne. Avec l'exploitation de l'éthanol comme substitut, l'économie gagnerait sur plusieurs plans.
Une autre source d'énergie non négligeable qui mérite d'être exploitée est l'énergie éolienne. Omnicane Ltd., dans le sud de l'île a déjà en chantier un projet pour une ferme éolienne. Ce genre de projet devrait être encouragée pour réduire notre dépendance sur le fuel lourd utilisé par le CEB pour la production d'électricité dont le coût est passé directement aux consommateurs mauriciens alors que l'exploitation du Dieu Eole est gratuite.
L'île Maurice a tous les atouts pour repenser son économie et choisir une autre voie et sortir des sentiers battus. Il est grand temps pour tous les Mauriciens de songer sérieusement à “L'ECONOMIE VERTE”. C'est le pays qui en sortira gagnant.
Mardi 31 janvier dernier le prix du pétrole baril brut était de 112 dollars et aujourd'hui vendredi 3 février 2012 il est a 110 dollars. C'est ce que soutient Suttyhudeo Tengur le president de l'Association for the protection of the environment and consumers (APEC) dans un communiquer.
C'est quand même rassurant d'entendre le Vice Premier Ministre et Ministre des Finances, Xavier Duval confirmer après une visite en Europe que la crise de l'euro est bien réelle et risque de nous affecter. Comme quoi, les économistes qui avaient prévu et fait ce constat n'étaient pas pris au sérieux et il aura fallu un constat visuel de notre Grand Argentier, pour comprendre l'étendu du problème.
Cela dit, il est essentiel pour nos politiques de mettre de côté ce débat futile de réforme ou pas, et de penser l'avenir du pays et de nos enfants. Si l'économie s'est montrée résiliente, cela est du à travers sa diversification au fil des années.
Avec des années de retard, l'oligarchie sucrière du pays est arrivée à comprendre qu'il faut diversifier l'industrie sucrière pour la faire devenir l'industrie cannière. Mieux vaut tard que jamais. C'est bien de valoriser la bagasse à travers la production d'énergie électrique. Mais, il faut que les planteurs dont le sous-produit est exploité soient dûment payés. L'on ne peut pas s'attendre à ce qu'une centrale indexe son coût de production sur le prix du charbon importé alors que les petits planteurs reçoivent des miettes pour leur bagasse. Il est temps pour le gouvernement de revoir ce paiement aux planteurs en attendant la fameuse Cane Authority dont l'accouchement est difficile au niveau du ministre de l'Agriculture, Satish Faugoo.
L'île Maurice étant un pays béni par son climat, il est grand temps pour nos politiques de penser à “l'économie verte”. Alors que le projet 'Maurice - île Durable' traîne les pieds, c'est réconfortant de constater que des initiatives individuelles sont entreprises pour la production d'énergie électrique avec l'usage des panneaux photovoltaïques dont le surplus est acheté par le CEB. Il faut aussi encourager les mauriciens à se tourner vers l'utilisation de chauffe-eau solaire. L'exploitation de l'énergie solaire à l'échelle nationale peut être d'un appui considérable à l'économie mauricienne du fait qu'elle réduirait considérablement notre dépendance sur l'énergie fossile importée qui draine nos devises étrangères.
L'utilisation de l'éthanol comme substitut au carburant importé attend toujours le feu vert du gouvernement. On ne sait sur quoi l'exploitation de cette source d'énergie butte, mais il y a eu de nombreux tests effectués et de nombreuses études faites dans le passé pour démontrer la viabilité de ce projet. L'exploitation de l'éthanol serait un moteur dans le processus de la diversification de l'industrie cannière.
En France, l'éthanol est déjà largement utilisé sous l'appellation E85 - ce qui représente 85 % d'éthanol et 15 % de produit combustible fossile. A Maurice, la flotte de nos véhicules augmente d'année en année — d'où la demande croissante d'énergie fossile. C'est bien que le gouvernement améliorer notre réseau routier pour assurer une meilleure fluidité pour le trafic. Mais il ne faut pas perdre de vue les longues heures d'attente sur nos principales voies d'accès et qui représentent un gaspillage énorme pour l'économie mauricienne. Avec l'exploitation de l'éthanol comme substitut, l'économie gagnerait sur plusieurs plans.
Une autre source d'énergie non négligeable qui mérite d'être exploitée est l'énergie éolienne. Omnicane Ltd., dans le sud de l'île a déjà en chantier un projet pour une ferme éolienne. Ce genre de projet devrait être encouragée pour réduire notre dépendance sur le fuel lourd utilisé par le CEB pour la production d'électricité dont le coût est passé directement aux consommateurs mauriciens alors que l'exploitation du Dieu Eole est gratuite.
L'île Maurice a tous les atouts pour repenser son économie et choisir une autre voie et sortir des sentiers battus. Il est grand temps pour tous les Mauriciens de songer sérieusement à “L'ECONOMIE VERTE”. C'est le pays qui en sortira gagnant.

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