Home | Économie | Accès aérien : Beachcomber salue les initiatives du gouvernement

Accès aérien : Beachcomber salue les initiatives du gouvernement

Le groupe hôtelier Beachcomber salue les initiatives prises par le gouvernement en ce qui concerne la politique de l’accès aérien. Les autorités ont adopté une position de principe pour permettre des vols additionnels à certaines périodes, aux compagnies aériennes qui en feraient la demande.

C’est le premier résultat concret des consultations entre toutes les parties prenantes du secteur, en vue de résoudre le déséquilibre structurel entre capacité d’hébergement et disponibilité des sièges, qui s’est développé durant ces trois dernières années.

Au-delà de la politique d’accès aérien, il convient de noter d’autres initiatives du ministère du Tourisme, qui s’inscrivent dans une volonté de se donner les moyens de faire du tourisme le moteur de la croissance de l’économie nationale. “Il y a l’audit des bureaux de la MTPA pour une optimisation des ressources, une stratégie concrète pour développer le marché asiatique, des initiatives pour soigner l’image de la destination, par exemple, le spectacle ‘Soul of the World’, des mesures visant la sécurité et les marchands de plage”, déclare Malenn Oodiah, responsable de communication du groupe Beachcomber.

Le ministre du Tourisme et des loisirs, Nando Bodha estime les arrivées touristiques en hausse, la relative bonne performance financière des principaux groupes hôteliers et la confiance des investisseurs dans le secteur concerné comme constituant indéniablement des signes de reprise de notre tourisme. Ce serait peut-être la fin de la période difficile due à la crise internationale de 2008, souligne-t-il.

Une première analyse de certains indicateurs de performance, notamment, les arrivées touristiques, les revenus et les profits confirmerait ce constat. Toutefois, une analyse plus approfondie oblige à relativiser cette “croissance”, de même que les perspectives d’avenir. À commencer par la part de Maurice dans la croissance des groupes hôteliers qui sont aussi implantés aux Seychelles et aux Maldives, fait remarquer Malenn Oodiah.

“Pour la basse saison 2011, la situation s’annonce difficile. Très difficile même, avec de très faibles taux d’occupation. Ceux qui ont tiré la sonnette d’alarme ont attiré l’attention, avec raison, sur l’absence de cohérence persistante entre la politique du prix du billet d’avion et le prix des hôtels durant cette période. Pour 2011, c’est déjà trop tard. Peut-on espérer que toutes les parties concernées s’y prennent à temps pour diagnostiquer, de manière clinique, ce problème en vue d’y trouver des solutions concrètes pour la basse saison 2012 ?”, s’interroge-t-il.

“L’enjeu pour l’industrie touristique, au-delà des solutions à ses problèmes immédiats, reste sa pérennité.

Donc, il faut des solutions aux problèmes des moyen et long termes. Cela passe d’abord par la profitabilité des entreprises opérant dans ce secteur, qui sont, il faut le souligner, loin d’avoir tous retrouvé une florissante santé financière.

La pérennité renvoie, également, à une dimension fondamentale et vitale : l’image de la destination. Aujourd’hui, cette image est très sérieusement menacée par la guerre des prix qui est en train de banaliser et d’industrialiser la destination.

Dans la période de transition pour la recherche de nouveaux équilibres, une approche pragmatique s’impose sur plusieurs fronts. C’est, également, le cas pour la question des salaires et conditions de travail du secteur. L’heure n’est définitivement pas à l’euphorie”, conclut Malenn Oodiah.

Comments
Comment icon Please read our disclaimer & comment policy before posting.