Editorial: Connectivité
Le gouvernement Ptr-PMSD a de quoi se frotter les mains. Tout au moins pour l’heure. Les trois principaux objectifs suivant sa décision de proroger le Parlement ont été atteints : précipiter la démission de sir Anerood Jugnauth de la présidence, offrir à la population une garantie de continuité au moins jusqu’à 2015 et créer un nouveau dynamisme politique à travers le discours-programme.
La prise de position de sir Anerood depuis que son fils Pravind a été provisoirement inculpé par l’Icac dans le sillage du scandale Medpoint, ses déclarations publiques de plus en plus virulentes contre le gouvernement et le Premier ministre en particulier alors qu’il était encore en fonction devenaient intenables pour les locataires du Pouvoir. Ils ne pouvaient plus permettre au président de la République d’utiliser ses fonctions d’Etat pour faire de la politique partisane à partir de la State House et proférer des attaques systématiques contre un gouvernement qu’il est constitutionnellement censé représenter et défendre.
Sir Anerood s’étant transformé en une véritable épine dans la chair du Premier ministre, pour ce dernier, une présence prolongée de sir Anerood à la State House serait bien plus compliquée à gérer. Il fallait le faire partir le plus rapidement possible. Mais les dispositions de la Constitution sont telles que la destitution d’un président sans motif valable est quasiment impossible, même si un gouvernement dispose d’une majorité absolue. C’est là que le Premier ministre a trouvé l’astuce de contourner cette épineuse problématique en annonçant la prorogation du Parlement, ce qui sous-entend la présentation d’un discours-programme dont la lecture doit être donnée, selon la règle, par le président. Pris à contre-pied, sir Anerood n’a eu d’autre choix que de soumettre sa démission. Le premier objectif de Navin Ramgoolam ainsi atteint quelques jours seulement après la prorogation, il a eu tout le loisir de s’atteler au deuxième – la préparation de son programme 2012-2015.
Les observateurs indépendants ainsi que les principaux opérateurs économiques sont unanimes à reconnaître que le programme gouvernemental présenté lundi dernier contient des propositions et des intentions qui permettront au pays de mieux faire face aux sérieuses difficultés provoquées par la crise économique de la zone euro.
Ne serait-ce que pour le nouveau concept qui vise à transformer à long terme Maurice d’un petit État insulaire en un État océan, ce programme mérite tout le soutien de la population indépendamment du gouvernement en place.
Maurice dispose d’une superficie totalisant 2,3 millions de kilomètres carrés sur laquelle elle peut exercer ses droits économiques. Poser les fondements d’une économie maritime sera une quête sans précédent pour l’exploitation des ressources maritimes – le poisson et les nodules polymétalliques – ainsi qu’une expansion de nos frontières spatiales, le développement de la connaissance scientifique et les autres opportunités économiques.
Pour un petit pays comme Maurice avec des ressources terrestres extrêmement limitées et surexploitées, l’océan nous réserve des potentiels immenses pour la diversification de nos activités économiques.
Les deux accords signés le mois dernier entre Maurice et les Seychelles portant respectivement sur l’exercice conjoint des droits souverains de ces deux pays sur le plateau continental et sur la gestion des fonds marins constituent déjà un important début vers la transformation de Maurice en un État océan.
Ainsi, à travers ce programme, le gouvernement a atteint un troisième objectif. Celui de prouver qu’en dépit de ce qu’avancent ses adversaires, la continuité de son mandat est assuré au moins jusqu’en 2015.
Mais il s’agit maintenant pour l’équipe gouvernementale de mettre les bouchées doubles afin que ces déclarations d’intentions se traduisent concrètement. Trois ans sont amplement suffisants pour mettre en œuvre la réalisation de ces propositions. Il s’agit de travailler sans relâche, d’éliminer toute forme de lenteurs administratives et d’être constamment à l’écoute de la population.
Renforcer la connectivité informatique à travers le pays, comme énoncé dans le discours-programme, est, certes, fort louable. Mais maintenir une connectivité permanente avec le peuple est une tout autre paire de manches qui fera assurément toute la différence en 2015…
La prise de position de sir Anerood depuis que son fils Pravind a été provisoirement inculpé par l’Icac dans le sillage du scandale Medpoint, ses déclarations publiques de plus en plus virulentes contre le gouvernement et le Premier ministre en particulier alors qu’il était encore en fonction devenaient intenables pour les locataires du Pouvoir. Ils ne pouvaient plus permettre au président de la République d’utiliser ses fonctions d’Etat pour faire de la politique partisane à partir de la State House et proférer des attaques systématiques contre un gouvernement qu’il est constitutionnellement censé représenter et défendre.
Sir Anerood s’étant transformé en une véritable épine dans la chair du Premier ministre, pour ce dernier, une présence prolongée de sir Anerood à la State House serait bien plus compliquée à gérer. Il fallait le faire partir le plus rapidement possible. Mais les dispositions de la Constitution sont telles que la destitution d’un président sans motif valable est quasiment impossible, même si un gouvernement dispose d’une majorité absolue. C’est là que le Premier ministre a trouvé l’astuce de contourner cette épineuse problématique en annonçant la prorogation du Parlement, ce qui sous-entend la présentation d’un discours-programme dont la lecture doit être donnée, selon la règle, par le président. Pris à contre-pied, sir Anerood n’a eu d’autre choix que de soumettre sa démission. Le premier objectif de Navin Ramgoolam ainsi atteint quelques jours seulement après la prorogation, il a eu tout le loisir de s’atteler au deuxième – la préparation de son programme 2012-2015.
Les observateurs indépendants ainsi que les principaux opérateurs économiques sont unanimes à reconnaître que le programme gouvernemental présenté lundi dernier contient des propositions et des intentions qui permettront au pays de mieux faire face aux sérieuses difficultés provoquées par la crise économique de la zone euro.
Ne serait-ce que pour le nouveau concept qui vise à transformer à long terme Maurice d’un petit État insulaire en un État océan, ce programme mérite tout le soutien de la population indépendamment du gouvernement en place.
Maurice dispose d’une superficie totalisant 2,3 millions de kilomètres carrés sur laquelle elle peut exercer ses droits économiques. Poser les fondements d’une économie maritime sera une quête sans précédent pour l’exploitation des ressources maritimes – le poisson et les nodules polymétalliques – ainsi qu’une expansion de nos frontières spatiales, le développement de la connaissance scientifique et les autres opportunités économiques.
Pour un petit pays comme Maurice avec des ressources terrestres extrêmement limitées et surexploitées, l’océan nous réserve des potentiels immenses pour la diversification de nos activités économiques.
Les deux accords signés le mois dernier entre Maurice et les Seychelles portant respectivement sur l’exercice conjoint des droits souverains de ces deux pays sur le plateau continental et sur la gestion des fonds marins constituent déjà un important début vers la transformation de Maurice en un État océan.
Ainsi, à travers ce programme, le gouvernement a atteint un troisième objectif. Celui de prouver qu’en dépit de ce qu’avancent ses adversaires, la continuité de son mandat est assuré au moins jusqu’en 2015.
Mais il s’agit maintenant pour l’équipe gouvernementale de mettre les bouchées doubles afin que ces déclarations d’intentions se traduisent concrètement. Trois ans sont amplement suffisants pour mettre en œuvre la réalisation de ces propositions. Il s’agit de travailler sans relâche, d’éliminer toute forme de lenteurs administratives et d’être constamment à l’écoute de la population.
Renforcer la connectivité informatique à travers le pays, comme énoncé dans le discours-programme, est, certes, fort louable. Mais maintenir une connectivité permanente avec le peuple est une tout autre paire de manches qui fera assurément toute la différence en 2015…

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