Editorial: Quel remake ?
Depuis que Paul Bérenger a formulé le souhait que sir Anerood reprenne la direction du MSM et se présente éventuellement comme Premier ministre aux prochaines élections générales selon la même formule que l'accord Medpoint de 2000, aucune réaction favorable n'est jusqu'ici intervenue de la part de Pravind Jugnauth.
Sollicité par les médias pour commenter cette éventualité, le leader actuel du MSM a plutôt cherché à noyer le poisson. On le comprend fort aisément. Car la seule lecture que l'électorat accordera à un retour de sir Anerood à la tête du MSM serait que le fiston est si minable que son père est contraint de voler à son secours. Aucun politicien ayant un minimum de respect n’envisagerait un tel recours.
Outre quelques fleurs jetées sporadiquement par certains membres du MSM par rapport aux qualités de leadership national de sir Anerood, le parti s'est scrupuleusement gardé de faire tout commentaire sur une telle hypothèse. Alors que Paul Bérenger, propre à ses habitudes à faire libre usage d’adjectifs hyperboliques, rêve déjà de se voir aux côtés d'un sir Anerood comme prochain Premier ministre, le mutisme du leader du MSM est, pour dire le moins, assourdissant. Manifestement, Paul Bérenger et Pravind Jugnauth ne sont pas sur la même longueur d'onde sur cette question. Et pour cause !
A en croire les bruits de couloir au Sun Trust, les proches de Pravind Jugnauth sont farouchement réfractaires à tout projet politique visant à écarter ce dernier du fauteuil de Premier ministre. Ces mêmes proches n'hésitent pas à jeter l'anathème sur Paul Bérenger l’accusant de tenter de provoquer une deuxième scission au sein de la famille Jugnauth. Une scission bien plus dévastatrice que celle créée fin 2005 quand Ashock Jugnauth était contraint de rompre avec la smala de La Caverne. D'aucuns estiment que si la famille a survécu à la crise avunculaire, elle n'est pas disposée à faire face à celle qui impliquerait frontalement le patriarche.
Mais d'autres encore avancent que ces proches de Pravind Jugnauth qui veulent à tout prix faire capoter toute démarche oeuvrant à reconduire sir Anerood au bâtiment du Trésor auraient eux-mêmes contribué à la dernière minute à la débâcle du leader du MSM dans la circonscription de Rose -Belle/Vieux-Grand-Port lors des élections générales de 2005. Argumentaire jugé comme le comble de l'ingratitude par la régence du Sun Trust. Sans compter qu'elle digère mal la blague qui circule depuis peu dans certains milieux mauves à l'effet que "Pravind Jugnauth a bien grandi ces derniers temps : de petit crétin il en est devenu grand"…
Par ailleurs, l'idée de Paul Bérenger de tenter un remake de l'accord Medpoint de 2000 avec sir Anerood comme meneur d'équipe est perçue comme une motion de blâme contre et un certificat d'incompétence du leadership du chef actuel du MSM. Il démontre sans l'ombre d'un doute que, selon Paul Bérenger, Pravind Jugnauth ne fait pas le poids et qu'une alliance électorale avec un MSM sans sir Anerood serait suicidaire. Il n'a pas tort.
Depuis que sir Anerood s'est installé au Réduit, le MSM sous la férule de Pravind Jugnauth a fait piètre figure. Toutes les joutes électorales qu'il a dirigées se sont soldées par de lamentables échecs : la partielle de 2003 à Piton/Rivière-du-Rempart avec la défaite de Prakash Maunthrooa, les législatives de 2005 où Pravind Jugnauth n'avait même pu assurer sa réélection ainsi que les élections municipales qui s'ensuivaient. N'était-ce le soutien direct du Parti travailliste, il aurait une fois de plus mordu la poussière lors de la partielle de 2009 à Moka/Quartier-Militaire contre son oncle Ashock, candidat du MMM. Il a lui-même publiquement reconnu ce fait.
Les observateurs s'accordent à reconnaître que l'apport du MSM à la victoire de l'Alliance de l'avenir en 2010 était marginal. Paul Bérenger, en fin calculateur, sait que Pravind Jugnauth a encore un long chemin à parcourir avant qu'il n'émerge en leader digne de ce nom. Entre-temps, ce sont les Mauves qui auraient à faire les frais d'une alliance avec un MSM sous son leadership.
Ce qui explique l'hésitation de Paul Bérenger à sceller une fois pour toutes une alliance avec ce parti.
Mais au-delà de ces tractations, il convient de se demander dans quelle mesure Paul Bérenger est-il vraiment convaincu qu'un remake de l'accord Medpoint de 2000 servirait comme son sésame vers le pouvoir.
Au fond de lui-même le leader du MMM doit savoir que, pour des raisons évidentes, les probabilités que l'électorat avale de nouveau ce remake sont très minces ou presque inexistantes. Il aura à se livrer à une rude et, sans doute, vaine bataille électorale pour convaincre la population quant à un semblant de sincérité de cet artifice.
Durant ses trois ans au pouvoir entre 2000 et 2003, sir Anerood s'était contenté de réduire ses fonctions à la tête de l'Etat à celui d’un 'rubberstamp Prime minister', laissant le champ libre à Paul Bérenger qui était trop heureux de jouer au calife à la place du calife. Rien ne dit que l'électorat serait disposé à accorder son plébiscite une seconde fois à un tel projet rien que pour permettre à Paul Bérenger de s'installer dans le fauteuil du Premier ministre.
Et quid des ambitions premier ministérielles de Pravind Jugnauth ? Est-il condamné à éternellement jouer le rôle inférieur d'un mamelouk ?
Sollicité par les médias pour commenter cette éventualité, le leader actuel du MSM a plutôt cherché à noyer le poisson. On le comprend fort aisément. Car la seule lecture que l'électorat accordera à un retour de sir Anerood à la tête du MSM serait que le fiston est si minable que son père est contraint de voler à son secours. Aucun politicien ayant un minimum de respect n’envisagerait un tel recours.
Outre quelques fleurs jetées sporadiquement par certains membres du MSM par rapport aux qualités de leadership national de sir Anerood, le parti s'est scrupuleusement gardé de faire tout commentaire sur une telle hypothèse. Alors que Paul Bérenger, propre à ses habitudes à faire libre usage d’adjectifs hyperboliques, rêve déjà de se voir aux côtés d'un sir Anerood comme prochain Premier ministre, le mutisme du leader du MSM est, pour dire le moins, assourdissant. Manifestement, Paul Bérenger et Pravind Jugnauth ne sont pas sur la même longueur d'onde sur cette question. Et pour cause !
A en croire les bruits de couloir au Sun Trust, les proches de Pravind Jugnauth sont farouchement réfractaires à tout projet politique visant à écarter ce dernier du fauteuil de Premier ministre. Ces mêmes proches n'hésitent pas à jeter l'anathème sur Paul Bérenger l’accusant de tenter de provoquer une deuxième scission au sein de la famille Jugnauth. Une scission bien plus dévastatrice que celle créée fin 2005 quand Ashock Jugnauth était contraint de rompre avec la smala de La Caverne. D'aucuns estiment que si la famille a survécu à la crise avunculaire, elle n'est pas disposée à faire face à celle qui impliquerait frontalement le patriarche.
Mais d'autres encore avancent que ces proches de Pravind Jugnauth qui veulent à tout prix faire capoter toute démarche oeuvrant à reconduire sir Anerood au bâtiment du Trésor auraient eux-mêmes contribué à la dernière minute à la débâcle du leader du MSM dans la circonscription de Rose -Belle/Vieux-Grand-Port lors des élections générales de 2005. Argumentaire jugé comme le comble de l'ingratitude par la régence du Sun Trust. Sans compter qu'elle digère mal la blague qui circule depuis peu dans certains milieux mauves à l'effet que "Pravind Jugnauth a bien grandi ces derniers temps : de petit crétin il en est devenu grand"…
Par ailleurs, l'idée de Paul Bérenger de tenter un remake de l'accord Medpoint de 2000 avec sir Anerood comme meneur d'équipe est perçue comme une motion de blâme contre et un certificat d'incompétence du leadership du chef actuel du MSM. Il démontre sans l'ombre d'un doute que, selon Paul Bérenger, Pravind Jugnauth ne fait pas le poids et qu'une alliance électorale avec un MSM sans sir Anerood serait suicidaire. Il n'a pas tort.
Depuis que sir Anerood s'est installé au Réduit, le MSM sous la férule de Pravind Jugnauth a fait piètre figure. Toutes les joutes électorales qu'il a dirigées se sont soldées par de lamentables échecs : la partielle de 2003 à Piton/Rivière-du-Rempart avec la défaite de Prakash Maunthrooa, les législatives de 2005 où Pravind Jugnauth n'avait même pu assurer sa réélection ainsi que les élections municipales qui s'ensuivaient. N'était-ce le soutien direct du Parti travailliste, il aurait une fois de plus mordu la poussière lors de la partielle de 2009 à Moka/Quartier-Militaire contre son oncle Ashock, candidat du MMM. Il a lui-même publiquement reconnu ce fait.
Les observateurs s'accordent à reconnaître que l'apport du MSM à la victoire de l'Alliance de l'avenir en 2010 était marginal. Paul Bérenger, en fin calculateur, sait que Pravind Jugnauth a encore un long chemin à parcourir avant qu'il n'émerge en leader digne de ce nom. Entre-temps, ce sont les Mauves qui auraient à faire les frais d'une alliance avec un MSM sous son leadership.
Ce qui explique l'hésitation de Paul Bérenger à sceller une fois pour toutes une alliance avec ce parti.
Mais au-delà de ces tractations, il convient de se demander dans quelle mesure Paul Bérenger est-il vraiment convaincu qu'un remake de l'accord Medpoint de 2000 servirait comme son sésame vers le pouvoir.
Au fond de lui-même le leader du MMM doit savoir que, pour des raisons évidentes, les probabilités que l'électorat avale de nouveau ce remake sont très minces ou presque inexistantes. Il aura à se livrer à une rude et, sans doute, vaine bataille électorale pour convaincre la population quant à un semblant de sincérité de cet artifice.
Durant ses trois ans au pouvoir entre 2000 et 2003, sir Anerood s'était contenté de réduire ses fonctions à la tête de l'Etat à celui d’un 'rubberstamp Prime minister', laissant le champ libre à Paul Bérenger qui était trop heureux de jouer au calife à la place du calife. Rien ne dit que l'électorat serait disposé à accorder son plébiscite une seconde fois à un tel projet rien que pour permettre à Paul Bérenger de s'installer dans le fauteuil du Premier ministre.
Et quid des ambitions premier ministérielles de Pravind Jugnauth ? Est-il condamné à éternellement jouer le rôle inférieur d'un mamelouk ?

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