Anne-Lise Ramooloo : “Dans le mannequinat, c’est la personnalité qui est mise en avant”
Embauchée dans l’agence de mannequinat ‘Faith’ en Afrique du Sud, où elle vient de passer trois mois, et représentante nationale au concours ‘Miss Earth’ l’an passé au Vietnam, Anne-Lise Ramooloo gravit les échelons à grandes enjambées dans le milieu de la mode. A tout juste 22 ans, sa détermination et son sens de sacrifices lui promettent une belle carrière. Interview sans langue de bois d’une demoiselle pour qui passion rime avec ambition.
Anne-Lise, effectuons un petit retour en arrière pour démarrer notre entretien. Comment s’est passé le séjour au Vietnam, à l’occasion du concours ‘Miss Earth’ où vous représentiez l’île Maurice ?C’était une expérience géniale, cinq semaines de rêve à tous les niveaux, que ce soit en termes de rencontres, de découverte du pays, de nourriture… Il y avait 84 filles de nationalités différentes ! Cependant, ce n’est pas quelque chose que je retenterai car le concept de Miss va totalement à l’encontre de ma personnalité.
Vous êtes ‘anti Miss’ ?
Ah oui, très peu pour moi ! A la base, j’ai intégré tout le domaine du mannequinat, de par ma passion pour l’art et chez les Miss, vous ne retrouvez pas ce côté-là.
Miss, c’est très répétitif, tous les jours c’est pareil, se maquiller tous les matins, mettre des faux cils, prendre des photos avec tout le monde, faire des sourires. Je trouve ça un peu hypocrite. A la fin de la journée, il n’ y a rien de concret tandis que dans le mannequinat, vous découvrez des choses différentes au quotidien. En fait, Miss vous devez intégrer un rôle que l’on vous impose alors que dans le mannequinat, c’est votre personnalité à vous qui est mise en avant.
Vous venez de décrocher voici quelques mois un contrat avec ‘Faith’ en Afrique du Sud. Pouvez-vous nous en dire davantage à ce sujet ?
Auparavant, j’étais déjà partie en Afrique du Sud mais c’est bien évidemment un aspect totalement différent que j’ai eu quand je suis retournée pour le mannequinat à Cape Town. J’ai énormément appris en me rendant au casting tous les jours grâce à un encadrement idéal avec des gens qui prennent cela très au sérieux. A Maurice, j’ai été tentée d’abandonner des milliers de fois mais quand je suis arrivée là-bas, je me suis dit que j’avais eu raison de poursuivre et que, contrairement aux idées reçues, c’était un métier comme un autre, que l’on pouvait exercer sa passion pleinement.
J’imagine que ce n’est que le point de départ d’une grande aventure ?
Effectivement, ce n’est qu’un début, il faut tout recommencer à zéro et surtout ne pas se dire “c’est chouette, ça y est, j’y suis arrivée”. Il n’y a rien de gagné d’avance, vous avez ‘juste’ l’encadrement nécessaire. Maintenant, il vous reste à faire le ‘job’, à bosser dur et à se faire la place dans cette jungle. Avoir une agence, c’est un début et non une fin comme les gens le pensent. C’est le plus dur qui commence.
Quels sont les atouts que vouz pensez posséder pour réussir une grande carrière dans le mannequinat ?
Déjà, on me dit régulièrement que je suis très versatile par rapport aux photos que j’ai dans mon book. J’ai également remarqué un peu partout où je suis passée que je ne ressemblais à personne, que j’avais un look différent.
Enfin, ma détermination. Je n’hésite pas à faire les sacrifices nécessaires pour réussir.
Avez-vous des modèles qui vous inspirent dans le milieu de la mode ?
Oui, j’ai une copine qui est une mannequin brésilienne, elle s’appelle Tuanne. J’adore aussi Erin Wasson. Dans la photographie, j’apprécie énormément David Bellemere et Camilla Akrans.
Quel est votre look favori ?
J’accorde beaucoup d’importance à mon apparence. Un jour j’aime jouer la femme fatale, un autre jour, ‘la jouer’ rétro, une fois année 90… Ceci étant, j’ai une obsession pour les plumes. J’aime beaucoup les fourrures, la dentelle noire et je voue une véritable passion aux chaussures.
Justement, des pays tropicaux comme ici, où le soleil prédomine, ne limitent-ils pas un peu les choix de s’affirmer avec des tenues plus hivernales ?
En effet, pour moi, c’est un plaisir de m’habiller en hiver quand je vais en Europe. La mode c’est une façon de refléter sa personnalité. Ici, à Maurice, j’aime bien mettre des bottes de temps en temps, même si cela choque certains.
Quelles ont été les meilleures expériences que vous avez vécues depuis que vous êtes dans le monde du mannequinat ?
Dans un premier temps, il y a déjà ce jour où j’ai rencontré Karen Pang, une photographe mauricienne de 18 ans. Elle est née pour faire ça. Elle est tellement talentueuse, ça fait du bien de voir une compatriote aussi talentueuse que ça.
La finale ‘Miss Earth’ était aussi un moment très agréable, voir toutes ces belles filles et ces pays rassemblés. On avait même la présence de Ronald Keating.
Enfin, dans les grands moments, je citerai sans hésiter Cape Town. En effet, dans la maison où j’habitais, il y avait un Argentin, un Croate, un New Yorkais, une Brésilienne, un Allemand, un Sud-Africain… et moi, la Mauricienne ! C’est la magie de ce métier, vous pouvez aller dans un pays et rencontrer des
tas de personnes très différentes avec toute cette richesse que cela comporte (partage culturel…).
Quels sont les gens qui vous ont aidée et influencée ?
La personne qui a énormément été derrière moi est Saloni (Ndlr : sa manager). Elle m’a donné pleins de conseils qui n’ont pas de prix. Elle a toujours cru en moi. C’est un soutien indéfectible.
Vos autres passions en dehors de la mode ?
Je fais toujours un peu de beach volley quand je peux. Je me mets aussi à la photographie, d’ailleurs, j’ai eu un appareil Nikon pour mon anniversaire. J’adore, je suis super contente. Tout ce qui est artistique, toutes les formes d’art me passionnent.
L’avenir ?
Je préfère ne pas en parler…
Saloni, sa Manager
“Au-delà du fait que je suis sa manager et son mentor, je suis sa plus grande supportrice, sa conseillère, qui a pour but de l’aider et la guider au sommet de sa carrière professionnelle dans la mode. C’est mon seul et unique objectif !”
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