Le Matinal: Ligue des Champions : Lyon fait tomber le Real, Manchester corrige Milan Ligue des Champions : Lyon fait tomber le Real, Manchester corrige Milan ================================================================================ La Rédaction on Thursday 11th of March 2010 - 02:28:00 De la classe... et du sang-froid. Après avoir tremblé à maintes reprises en première mi-temps, après avoir subi les assauts répétés d'un Real de Madrid vengeur, l'Olympique lyonnais a tenu son rang et réalisé l'exploit d'éliminer l'une des meilleures, sinon la meilleure équipe d'Europe ce mercredi soir en huitièmes de finale retour de la Ligue des Champions. Après sa victoire au match aller (1 - 0), l'Ogre lyonnais qu'on croyait assagi a réalisé le match nul (1 - 1) et réussit ainsi son premier grand exploit européen. Et quel exploit ! Le Real ne disputera pas la finale de la prestigieuse coupe d'Europe le 22 mai dans son propre stade Santiago-Bernabeu comme il en rêvait. C'est la 6e saison de suite que l'équipe espagnole ne franchit pas le cap des 8e de finale. Avec humilité et patience, les Lyonnais ont maîtrisé leur match sans s'affoler malgré un but pris d'entrée. Un tir puissant de Ronaldo (6e) anéantissait l'avance du match aller (1 - 0). Il fallait tout refaire. Dans les minutes suivantes, la domination des Merengue est presque insolente... mais stérile face à des Lyonnais qui subissent, regroupés dans leur moitié de terrain. En seconde mi-temps, Lyonnais et Madrilènes font jeu égal jusqu'à la 75e minute. Delgado sert Lisandro qui dévie pour Pjanic. Le splendide jeux à trois se termine au fond des filets de Casillas et... glace le stade Santiago-Bernabeu. Pjanic exulte. A 15 minutes de la fin, le grand Real tente comme il peut de revenir mais vacille et laisse même filer Lisandro d'abord puis Delgado ensuite.. qui, seuls face à Casillas, ratent tous deux leur frappe. L'humiliation n'était pas loin. Lyon, déchu de son titre en France la saison dernière, n'a jamais perdu face au Real Madrid: trois victoires à Lyon et trois matches nuls à Santiago-Bernabeu. Si Cristiano Ronaldo a assumé ses rodomontades d'avant-match en ouvrant le score, il n'a plus fait grand-chose ensuite, et l'autre recrue star, Kaka, est passée au travers de son match. L'équipe à 250 millions d'euros s'arrête là. MANCHESTER CORRIGE MILAN Il n'y a pas eu de miracle pour le Milan AC. Déjà battus à l'aller (2-3), les Rossoneri n'ont jamais été en mesure de renverser la vapeur devant un Manchester intraitable d'un bout à l'autre de la seconde manche (4-0). L'ouverture du score de Rooney dans le premier quart d'heure a été suffisante pour sceller la qualification des Red Devils pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Et ce, pour la cinquième édition consécutive. Une compétition à laquelle les hommes de Ferguson figurent parmi les grands favoris comme l'atteste leur supériorité en seconde période qui leur a permis de gifler le Milan AC. Finalement, la clé du succès pour Manchester United dans cette double confrontation se nomme Wayne Rooney. L'attaquant, déjà auteur d'un doublé à l'aller, a récidivé à Old Trafford en démarrant les débats pied au plancher. Présent au contact, vif comme à son habitude, il a illustré à lui seul la volonté de Manchester United d'éteindre rapidement les minces chances de qualification du Milan AC. Après une première tentative infructueuse (3e), l'international anglais a tué le suspense peu avant le quart d'heure de jeu grâce à une tête victorieuse, en réception d'un centre de Neville (1-0, 13e). A 1-0, le match n'a plus été le même pour Milan, immédiatement résigné. D'autant que MU, une fois l'ouverture du score acquise, s'est attelé à maîtriser son sujet en reculant d'un cran afin de contenir les rares assauts lombards. Au final, les Rossoneri ne pourront nourrir qu'un seul regret. Celui de ne pas avoir marqué en premiers lorsque Ronaldinho, à la suite d'un coup-franc de Pirlo, a vu sa reprise aérienne ne filer qu'à un souffle du cadre d'un Van der Sar archi-battu (8e). Manchester, à force de ne plus voir Milan venir inquiéter son arrière garde, a alors pu passer la vitesse supérieure histoire d'assommer une formation complètement à côté de son sujet. Juste avant le repos, une frappe de Fletcher hors cadre a alors averti Abbiati de ce qui allait suivre (44e). La seconde période a été un chemin de croix pour Milan. Une promenade de santé pour Manchester. Dès la reprise des débats, Rooney est allé de son petit doublé en profitant d'une ouverture de Nani pour vaincre Abbiati une seconde fois (2-0, 47e). Les coups de butoir mancuniens allaient donner deux nouveaux buts. L'un signé Park, auteur d'une frappe croisée imparable (3-0, 59e). L'autre de Fletcher, profitant d'une mauvaise sortie du portier milanais pour parachever le succès des siens (4-0, 88). Mais, faute de suspense, l'intérêt de la partie s'est alors tourné vers David Beckham, de retour à Old Trafford sept ans après son départ d'United. L'international anglais a pu constater que sa cote de popularité était toujours élevée à Manchester. Pour son retour, il aurait même pu être décisif si Van der Sar n'avait pas repoussé sa reprise de volée des 20 mètres (74e) ou si Inzaghi avait pu contrôler son caviar côté droit (90e+2). Mais ce sera bien sans lui que Manchester poursuivra sa route en Ligue des Champions... _Source: Internet_