Le Matinal: Chagos : Bérenger souhaite une rencontre Ramgoolam/Brown Chagos : Bérenger souhaite une rencontre Ramgoolam/Brown ================================================================================ La Rédaction on Monday 22nd of February 2010 - 03:09:00 Il a pris pour exemple la proposition du Premier ministre britannique, Gordon Brown, faite cette semaine pour de “sensible discussions” entre la Grande-Bretagne et l’Argentine sur la question des îles Malouines. Rencontrant la presse, samedi, à l’hôtel Labourdonnais, le leader de l’opposition se dit “très heureux” du tollé soulevé par la tentative de la Grande-Bretagne de décréter “marine protected area” la zone économique exclusive ce l’archipel des Chagos. Cette “tentative de Londres visant à se donner bonne conscience“ en matière de protection de l’environnement n’est, pour lui, qu’une “vaste hypocrisie”. Une ‘insulte à la souveraineté mauricienne” sur ces îles. Aussi, considère-t-il comme étant positif que des sommités scientifiques et d’importantes ONG se soient mises à dénoncer cette initiative britannique comme étant “unethical”. Paul Bérenger a souligné que le conflit entre Maurice et la Grande-Bretagne sur ce sujet coïncide avec la montée de la tension entre l’Argentine et la Grande-Bretagne au sujet de la souveraineté sur les îles Malouines. Il dit noter que cette semaine, le Premier ministre britannique, Gordon Brown a proposé, jeudi, des “sensible discussions” entre son pays et l’Argentine sur la question. C’est ainsi que, dans le même esprit, M. Bérenger juge approprié qu’il y ait le plus tôt possible des discussions au sommet entre le Premier ministre mauricien et son homologue britannique. Dans le cas des Malouines, le leader de l’opposition rappelle qu’en 1947, après la 2e Guerre mondiale, la Grande-Bretagne avait offert de soumettre le litige à l’appréciation de la Cour Internationale de Justice de La Haye. L’Argentine, dit-il, avait refusé et les Britanniques avaient, néanmoins, porté l’affaire devant cette instance. La cour, poursuit-il, avait démarré ses travaux jusqu’à ce que l’Argentine fasse connaître qu’elle n’entendait pas accepter le verdict. Ce qui devait avoir pour conséquence que la Cour Internationale enleva l’affaire en mars 1956. Tout en souhaitant, dans notre cas, que le dossier évolue, Paul Bérenger trouve qu’il serait bon de savoir si, comme en 1947 dans le cas de Malouines, les Britanniques seraient prêts à respecter un éventuel verdict au cas où Maurice portait la question qui nous concerne devant la Cour Internationale de La Haye. Paul Bérenger explique que, lors d’un sommet des non-alignés en Indonésie il y a une quinzaine d’années, il avait évoqué avec le ministre des Affaires étrangères d’alors des Maldives la question du chevauchement de la Zone Economique Exclusive (ZEE) des Chagos sur celle de ce pays. Le ministre maldivien s’était, alors, dit-il, “défilé”. Aujourd’hui, explique le leader de l’opposition, que les Maldives sont devenues “une démocratie exemplaire”, il serait intéressant, selon lui, que Maurice discute avec ce pays de la volonté de Londres d’aller de l’avant avec son projet de “marine protected area” aux Chagos. Le leader de l’opposition se dit “solidaire” des petits planteurs de Riche-Terre “victimes de Jinfei” et qui entament actuellement une grève de la faim. Il évoque le cas de petits planteurs de Balaclava “privés de leurs terres au profit de protégés politiques”.