Le Matinal: Paul Bérenger : “La population paie pour les gaffes de la STC” Paul Bérenger : “La population paie pour les gaffes de la STC” ================================================================================ La Rédaction on Monday 8th of February 2010 - 04:37:00 “Alors que le prix du pétrole a dégringolé de 5 % sur le marché mondial, chez nous, cette semaine, le prix a augmenté par Rs 4”, explique-t-il ajoutant que c’est choquant de voir que “c’est la population qui paye encore pour les gaffes de la State Trading Corporation (STC), notamment celle du Hedging. Paul Bérenger a aussi affirmé que le pays avait “perdu Rs 140 millions sur 20 000 tonnes de riz”. D’autre part, il a salué le courage de Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île Maurice, qui avait entamé une grève de la faim. “Il est bon que le gouvernement ait corrigé le tir dans cette affaire qui relevait d’un principe démocratique», devait dire Paul Bérenger. Concernant l’utilisation de la langue créole dans les écoles, il dit accueillir favorablement la prise de position du Premier ministre Navin Ramgoolam sur le sujet. “La langue créole ne doit être ni politisée ni communalisée. Le créole est la langue maternelle de la quasi-totalité des Mauriciens de toutes les communautés. Le créole est le médium idéal pour l’apprentissage d’autres matières dont d’autres langues”, affirme-t-il. La promotion de la langue créole a toujours fait partie du programme gouvernemental du MMM, au pouvoir après 2000. En ce sens, l’ancien ministre de l’Education, Steve Obeegadoo, avait même nommé un comité d’experts. Le professeur Vinesh Hookoomsing de l’université de Maurice et des membres du Mauritius Institute of Education (MIE) dont Arnaud Carpooran et Daniella Police-Michel, faisaient partie de ce comité. “Un projet-pilote d’introduction du créole à l’école avait été initié dans trois écoles primaires, dont l’une à Roche-Bois et l’autre à Rodrigues. Mais après l’élection de 2005, tout a été arrêté. On doit rattraper le temps perdu”. S’agissant du conflit opposant les syndicats de la fonction publique au secrétaire financier, Ali Mansoor, Paul Bérenger souhaite que le ministre des Finances, Rama Sithanen, vienne “éclaircir la situation”. Le leader du MMM a parlé du déjeuner privé en l’honneur de Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique, organisé par le président de la République à la State House. Paul Bérenger qui n’avait pas été invité considère ce déjeuner privé comme “une grossièreté de la part de la présidence”. “Au Morne, l’ex-président mozambicain, Joaquim Chissano, m’avait dit qu’on allait se rencontrer et je n’avais pas compris. Ce n’est qu’après que j’ai su qu’il avait un déjeuner privé. Il va croire que je l’ai boudé. Tous les autres leaders étaient invités sauf moi”, déplore Paul Bérenger. “Nous savons, tous, qui sont ceux qui se démènent en vue d’une éventuelle alliance entre le MSM et le PTr”. Sur ce qu’il avait dit à l’égard de Pravind Jugnauth, Paul Bérenger a souligné qu’il n’y avait rien de communal. “Quand le PTr avait traité Pravind Jugnauth de ‘Tintin’ ou encore de ‘Pinocchio’, il n’y avait alors rien de communal. Le terme ‘petit crétin’ traduit le fond de ma pensée.” Il a aussi qualifié le MSM de “puanteur communal”. Il a avancé comme “preuve l’allusion faite au mot ‘colon’ récemment par ce parti”. “Le MSM est en train de parler un langage communal et raciste”.