Le Matinal: Rama Sithanen et Sheila Bappoo : “Le gouvernement n’a pas cédé devant l’Acim” Rama Sithanen et Sheila Bappoo : “Le gouvernement n’a pas cédé devant l’Acim” ================================================================================ Priyanta Bulluck on Thursday 4th of February 2010 - 01:31:00 Ils jugent inacceptable qu’un quotidien ait titré “Le gouvernement cède sur toute la ligne”, en traitant de l’arrêt de la grève de la faim par Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (Acim). Visiblement agacé, le Grand argentier a dû, bien malgré lui, faire un récapitulatif des négociations tenues, mardi, entre le gouvernement et l’Acim. Il a rectifié, parce que “ena impression ki certain pe rode humilié gouvernment, et mo truv dan obligation rétablir les faits”. Le vice-Premier ministre a souligné que même Krish Valaydon, avocat de l’Acim, a trouvé correct l’accord finalisé entre le deux parties. Le gouvernement a agi avec compassion et humanité pour trouver une solution à cette situation difficile. Continuant sur la lancée, il a ajouté que “nune osi bizin trouve un voie de sorti pu pa humilie personne” afin de préserver l’autorité de l’État. Il a indiqué qu’Arvin Boolell, ministre des Affaires étrangères, avait d’ores et déjà effectué le contact entre les deux protagonistes, dès le début même de la grève. Revenant sur les négociations de mardi, le gouvernement avait fermement opposé son véto au fait que l’Acim exige de la ministre Sheila Bappoo qu’elle exprime publiquement ses regrets aux consommateurs mauriciens, cela afin de ne rabaisser aucun des négociateurs. Il a aussi rappelé que le choix du lieu de discussions qui, au départ causait problème, s’est finalement résolu, pour avoir lieu dans son bureau. UN ACCORD HONORABLE Deux personnes représentaient le gouvernement et trois autres composaient la délégation de l’Acim étaient représentées, c.-à.-d. le moins de monde possible pour tenter une sortie de crise. “Pour le gouvernement, cet accord est honorable, équilibré et juste afin que les deux parties puissent garder leur dignité”, a soutenu le vice-Premier ministre. Le gouvernement a ainsi accepté de payer les arriérés dus à l’Acim. Il a finalement relevé que cet organisme ne peut pas bénéficier de la Corporate Social Responsibility (CSR). Selon les statuts de CSR, la protection des consommateurs n’est pas éligible. “Toutefois, si cette ONG présente un projet capable de répondre aux buts de la CSR, telle l’éradication de la pauvreté, alors, elle pourrait en bénéficier.”