Le Matinal: Le Collectif de lutte contre la pauvreté plaide pour l’introduction du créole à l’école Le Collectif de lutte contre la pauvreté plaide pour l’introduction du créole à l’école ================================================================================ La Rédaction on Friday 10th of September 2010 - 15:13:00 M. Ravate a attiré l’attention de la commission sur les recherches que le Collectif de lutte contre la Pauvreté a effectuées pour démontrer que les descendants d’esclaves sont défavorisés à Maurice. Ainsi, l’association souhaite l’introduction de la langue créole dans les écoles, ce qui permettra aux enfants de la population générale d’avoir des meilleurs résultats académiques. Selon M. Ravate, les créoles se trouvent parmi les plus démunis de la société mauricienne car étant victimes de discrimination et du racisme. Le fait que cette partie de la population n’ont pas une langue ancestrale leur donne un sentiment d’infériorité face aux autres communautés. Il déplore aussi que dans les églises, on encourage les enfants à prier en français. Le président Alex Boraine a promis d’analyser le rapport pour ensuite faire des recommandations aux secteurs privé et public. La vice-présidente Vijaya Teelock a souligné que cette situation ne découle pas seulement du fait que cette partie de la population soit des descendants d’esclaves, mais aussi aux mesures politiques et économiques après l’abolition de l’esclavage. Le commissaire Jacques David attribue la précarité des créoles au fait qu’ils n’ont pas eu de leader politique, et qu’ils se sont fait exploiter par des Blancs qui les ont utilisés pour accéder au pouvoir et qui les ont oubliés par la suite. M. Ramjuttun du Sugar Industry Labourers Union a plaidé pour les travailleurs licenciés dans le secteur sucrier et pour l’octroi des terres que les planteurs devaient recevoir en 2007 et qu’ils n’ont toujours pas eues. Il a parlé du partage inéquitable des richesses dans le secteur sucrier. Selon lui, les barons sucriers préfèrent employer pour la coupe de la canne des travailleurs saisonniers qui sont moins bien rémunérés. Il a aussi mentionné que plusieurs dispositions de la loi, concernant le recrutement et le licenciement des travailleurs, ne sont pas respectées par des compagnies sucrières. Au sujet des terres que les planteurs n’ont toujours pas reçues après plus de trois ans, alors qu’elles avaient été identifiées par les propriétaires et les planteurs en 2007, M. Ramjuttun a indiqué que les propriétaires les utilisent toujours pour la culture de la canne. Pour lui, ces terres auraient déjà dû être cédées aux planteurs. Les membres de la commission lui ont annoncé qu’ils iront voir le ministre du Travail pour discuter des problèmes des travailleurs sucriers. Le président Boraine a déclaré que la commission fera des recommandations aux différentes autorités concernées pour trouver des solutions au plus vite.