Le Matinal: Vers l’autosuffisance en pomme de terre Vers l’autosuffisance en pomme de terre ================================================================================ Ashwin Kanhye on Wednesday 16th of June 2010 - 01:00:00 Deux mille quatre cents tonnes de semences seront mises en terre durant la présente saison, soit 60 tonnes de plus qu’en 2009. La consommation annuelle de pomme de terre tourne aux alentours de 24 000 tonnes. La saison de plantation de la pomme de terre est limitée, c’est-à-dire entre avril et août, et la récolte se fait de juillet à décembre, souligne-t-on à l’AMB. On ne peut encore en produire durant toute l’année. POMME DE TERRE : L`IMPORTATION REDUITE Il y a quelques années, un ‘potato boost scheme’ avait été lancé pour tenter de limiter nos importations de ce féculent, et les planteurs avaient reçu 80 % de crédit sur les semences achetées. Ce n’est qu’après la récolte qu’ils remboursaient l’AMB. Comme la consommation annuelle est de 24 000 tonnes, et que la production locale ne peut aller, pour l’instant, au-delà de 18 000 à 19 000 tonnes, la différence est importée de l’Inde et d’Afrique du Sud. 11 000 tonnes étaient auparavant importées, mais ce chiffre est maintenant tombé autour de 5 000 à 7 000 tonnes. Si la tendance se maintient avec de meilleures récoltes, nous pourrons peut-être nous passer d’en importer dans un proche avenir. On affirme qu’une autosuffisance à 80 % pourrait être atteinte cette année. Mais cela implique qu’on doit en planter plus, puisqu’il n’est pas conseillé de garder la récolte en chambre froide trop longtemps, ce qui altère la qualité du féculent. Il faut savoir que l’industrie sucrière sert de base à la presque totalité de la production locale, soit à peu près 14 000 tonnes. Le reste (10 000 tonnes) est fourni par des petits planteurs (Young Farmers, sociétés coopératives et planteurs individuels), en grande majorité sur des terres que l’industrie sucrière leur laisse en métayage. ‘La Belle Isle’ est un nouveau type de pomme de terre cultivé in vitro. Le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) a effectué avec réussite des cultures de tissus de ce tubercule, qui se sont multipliées rapidement. Les pathologistes du MSIRI ont sélectionné des germes sains et les ont ensuite cultivés en serre. Une petite quantité de ce nouveau label a été mise sur le marché local, pour tests. Cette année, le MSIRI prévoit de vendre 65 tonnes de semences aux cultivateurs de pomme de terre et s’attend à une récolte d’environ 650 tonnes. Jusqu’ici, nous avons importé de l’étranger les semences pour la culture locale. La variété “Belle Isle” s’adapte très bien à notre climat. Ce sont les planteurs qui auront la délicate tâche d’évaluer si “Belle Isle” est meilleure, en rendement et qualité, que les autres variétés. Cependant, le MSIRI se dit confiant que les rendements sont prometteurs. Le Mauricien consomme en moyenne 20 kilos de pomme de terre par an.