Le Matinal: La pêche au thon interdite partiellement dans l’OI La pêche au thon interdite partiellement dans l’OI ================================================================================ La Rédaction on Tuesday 16th of March 2010 - 03:17:00 La Commission thonière de l’océan Indien (CTOI), qui réunissait une trentaine de pays membres en Corée la semaine dernière, “a adopté des mesures allant vers une meilleure gestion de la ressource selon le Journal de l’île de la Réunion (JIR). “Cette résolution – soutenue par l’Union européenne, la France, l’Australie et des ONG environnementalistes – instaure une fermeture spatio-temporelle de la pêche au thon dans l’océan Indien”. UNE PROPOSITION DES SEYCHELLES REPOUSSEE L’article du JIR, que propose également le site clicanoo.com, poursuit que “la proposition initiale, visant surtout à limiter l’impact sur l’albacore et le patudo, a été légèrement amendée au cours de vifs débats”. Une autre propositon de résolution émanant de la délégation seychelloise a été repoussée “au plus tard en 2011”. Cette résolution visait à instaurer “un total admissible de captures et des quotas”. Plus loin, le journal cite “Bruno Graignic”, qui “estime qu’en 2008, 318 000 tonnes d’albacore ont été capturées alors que la production maximale équilibrée est fixée à 300 000 tonnes. En 2008, ce sont 107 000 tonnes de patudo qui ont été capturées. Sa production maximale équilibrée est fixée à 110 000 tonnes”. Cette nouvelle devrait-elle préoccuper les autorités mauriciennes, auxquelles incombe la responsabilité de la gestion de notre zone économique exclusive — environ deux millions de km2 ? Pas nécessairement du fait que la zone interdite s’étend à l’est du golfe de Somalie. Elle sera effective entre octobre et novembre puis au mois de février, alors qu’au départ elle devait s’appliquer du 1er janvier au 15 mars également. Une interdiction de pêche au thon dans l’océan Indien causerait une baisse des recettes d’exportation. Ce qui “risque de briser l’omerta de la pêcherie industrielle”. Le thon rouge, toutefois, ne fréquente pas la région océan Indien selon nos sources. Appelé “Atlantic Bluefin Tuna” en anglais, il fait face à une menace d’extinction; les Japonais en sont particulièrement friands et l’utilisent pour en faire du suchi. De surcroît,en termes de gestion durable des ressources naturelles qui se situent dans la zone économique exclusive de Maurice, cette information interpelle d’autres questions sur le tourisme, l’ensemble des opérateurs dans le secteur seafood hub à Maurice, le comportement des consommateurs, le lobbying des ONG, les pêcheurs artisanaux et industriels. Les pêcheurs artisanaux savent que les thons se rassemblent sous des objets flottants naturels tels que du bois flottant, et des vieux cordages. En utilisant des filets déployés en arc de cercle, ils capturent malheureusement des espèces juvéniles. En ce qui concerne la pêche industrielle, une ‘pêche durable’ implique que le nombre de bateaux de pêche soit inférieur aux capacités de reconstitution de la ressource.” Il se peut qu’en effet que cette nouvelle vienne dans la stratégie pour empêcher la surprédation du thon en général. L’an dernier, 60 permis de pêche ont été distribués aux senneurs et thoniers européens, y contribuant $ 5000 pour la saison de pêche, selon nos sources. La régulation de la pêche au thon à Maurice, comme partout d’ailleurs, passe par un contingentement des prises, appelé plus techniquement le “taux admissible de capture”. D’autres outils de régulation comprennent la gestion de la période de fermeture de pêche, la régulation intergouvernementale des ressources halieutiques, l’utilisation des méthodes scientifiques de gestion du stock de thon dans les eaux des océans. La Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES) vise à mettre fin au commerce du thon et promouvoir la pêche durable.