Le Matinal: Terre de Paix, une association pour le bien-être des enfants Terre de Paix, une association pour le bien-être des enfants ================================================================================ Hervé Latars on Thursday 18th of February 2010 - 03:40:00 Cette association rassemble de nombreux services, essentiellement 25 enfants en résidence ayant été abandonnés ou abusés dans leurs milieux familiaux, 60 enfants issus des familles démunies et 62 enfants en échec scolaire. Cette organisation accorde aussi un soutien appuyé à l’entourage de l’enfant en octroyant une aide alimentaire à une trentaine de familles les plus démuni d’Albion, en encourageant une vingtaine de familles à oeuvrer pour l’autosuffisance alimentaire et en intervenant auprès des enfants d’une école primaire ayant des difficultés de comportement. Terre de Paix est présentement engagée à consolider les services existants en améliorant la qualité ainsi que l’accès à ses différents services. Justement, la mise en place d’un centre d’éveil répondait exactement à tout cela.«Nous devenions trop petits. Il fallait aller plus loin (structure, personnel, service) et mieux conceptualiser les idées. Il n’y avait plus le choix, nous étions dans l’obligation de construire un nouveau bâtiment. Mais, nous étions un peu bloqués côté finance pour la dernière phase», confie Alain Muneean, directeur de Terre de Paix. C’est donc dans ce contexte qu’une cérémonie de remise de chèques s’est déroulé mercredi à Albion en présence du ministre des Finances, Rama Sithanen, et des différents soutiens que ce dernier a sollicités, à savoir le groupe ENL et la SICOM. Au démarrage, le projet du centre d’éveil et de développement a bénéficié de l’aide de plusieurs bailleurs de fonds dont celle de l’Union européenne. Il se trouve désormais compléter grâce au soutien du groupe ENL et de la SICOM qui y contribuent chacun la somme de Rs 1,5 M. Les deux partenaires ont remis leurs enveloppes officiellement à Alain Muneean lors de cette cérémonie. Cette intervention de la SICOM et de l’ENL survient à un moment où ce projet souffrait d’un manque très sérieux de fonds provoquant par la même occasion l’arrêt des travaux. “Il nous fallait ce dernier coup de pouce pour compléter le centre et nous remercions ces deux compagnies pour leur précieux soutien. Nous allons à présent réactiver le chantier et devrions être opérationnels au début du second trimestre”, précise Alain Muneean. Un bien bel exemple de collaboration entre le secteur public, le secteur privé et la société civile. Le coût de construction global s’élève à 11 millions de roupies. Après avoir visité le bâtiment en construction, Rama Sithanen n’a pas hésité, dans son allocution, à signaler que tous les enfants, y compris ceux des milieux les plus défavorisés, avaient le droit d’apprendre et d’aller à l’école. “Pour de tels projets, vous pouvez compter sur moi et le gouvernement. Je ferai toujours mon maximum pour donner une chance à chaque enfant de développer ses compétences”. Hector Espitalier-Noël, Group Chief Executive d’ENL, et Tahen Kumar Servansingh, président de la SICOM, se félicitaient de cette phase historique de ce grand projet. Reedha Shyam, président du board de Terre de Paix, a, pour sa part, avoué “qu’il y aurait un programme pédagogique pour l’acquisition des compétences basiques, linguistiques et sociales. Cela facilitera l’intégration de l’enfant à l’école primaire et sa réussite scolaire dans le futur”. Ce centre d’éveil et de développement sera un lieu d’accueil en service de jour pour des enfants entre 0 et 8 ans. Il rassemblera aussi les parents et futurs parents des enfants accueillis. Il comprendra une garderie et une maternelle. Les enfants de plus de cinq ans bénéficieront d’un suivi général à l’école primaire. Ce centre sera également un modèle en terme de stimulation pour le développement intégral de l’enfant en favorisant l’expression créative des enfants, la prise en compte de son état de santé, de sa nutrition et de son suivi général. Enfin, il pilotera plusieurs autres projets visant à rendre les familles et la communauté autonome en matière d’autosuffisance alimentaire et d’augmentation des revenus en donnant la possibilité aux mères de prendre un emploi peu après l’accouchement. Autant de choses qui font dire qu’à travers ce développement, une véritable vocation se met en place autour de ce formidable projet dont tout le monde a compris la grande utilité à Maurice.