Le Matinal: Trafic de drogue : surveillance renforcée à l’aéroport Trafic de drogue : surveillance renforcée à l’aéroport ================================================================================ Yassine Carrim on Thursday 2nd of September 2010 - 01:33:00 Maurice étant réputé comme plaque tournante du trafic de drogue dans l’océan Indien, l’Adsu a décidé de prendre les taureaux par les cornes. Fini le temps où les limiers se concentraient particulièrement sur le réseau d’Europe pour choper les passeurs du Subutex ou encore ceux venant d’Inde pour trafic l’héroïne. Ces derniers temps, selon des travailleurs sociaux, l’héroïne commence à refaire surface parmi les toxicomanes. A la suite de l’arrestation du Malgache Rakotoarisa Ndrenato le mois dernier, la police a démantelé un réseau de trafiquants sévissant à Vallée-des-Prêtres. Quant au passeur, il avait restitué 37 boulettes d’héroïne et aurait bénéficié de l’aide médicale du Dr Feizal Goolamghos. Ses autres contacts locaux ont aussi été épinglés. Avec ce nouveau développement, les limiers sont sur le pied de guerre car les barons ne baissent pas pour autant les bras. Après le Brown Sugar et le Subutex… les autorités ne veulent pas voir le marché inondé cette fois-ci d’héroïne. Il faut souligner que la Brigade antidrogue collabore avec les services narcotiques des pays mentionnés et plus particulièrement avec le Sub Regional Bureau d’Interpol. Les passagers qui débarquent à l’aéroport International Sir Seewoosagur Ramgoolam sont soumis à des fouilles et leurs bagages sont examinés au moyen d’un scanner. Il faut savoir que la police travaille de concert avec la Mauritius Revenue Authority du fait que la douane tombe sous la responsabilité de cette institution. La drogue n’est pas le seul item qui fait l’objet de surveillance. Mais aussi d’autres produits tels que l’alcool, le tabac ou les vêtements griffés. Le but est d’éviter tout acte de contrebande. Le gouvernement a apporté, en 2009, des amendements à la Dangerous Drugs Act car à l’époque, le Subutex était classé comme un médicament psychotrope et non comme une drogue. Légalement, les peines étaient moins sévères pour les trafiquants comparés à ceux impliqués dans la vente d’autres opiacés dont l’héroïne et le Brown Sugar.