Le Matinal: Rama Sithanen arrêté et libéré sous caution Rama Sithanen arrêté et libéré sous caution ================================================================================ La Rédaction on Thursday 17th of June 2010 - 01:52:00 Cela fait suite à une plainte déposée au poste de police de Pope Hennessy, le 19 février dernier, par Rashid Imrith, président du Government General Services’ Union (GGSU). Dans sa déposition, le syndicaliste a allégué que le principal concerné lui avait téléphoné à deux reprises pour lui proférer des menaces, après qu’il eut reproché au secrétaire financier Ali Mansoor d’avoir gelé la promotion des fonctionnaires tombant sous le HR Guidelines, et des cas où supposément, des employés du ministère des Finances percevaient de gros salaires. Après avoir entendu l’ex-Grand argentier, la police a décidé de l’arrêter. Ainsi, lors de sa comparution devant la justice, la police n’a pas objecté à sa remise en liberté sous caution. Dans ce cadre, la magistrate Meenakshi Gayan-Jaulim a imposé à l’ex-ministre une caution de Rs 3 000 et à signer une reconnaissance de dette de Rs 20 000. Au cours de la séance, l’avocat du suspect, Me Subhas Lallah a présenté une motion afin que son client puisse voyager, vu qu’il doit partir pour l’Europe pour des raisons professionnelles le 9 juillet pour être de retour le 15 août. La magistrate fera connaître sa décision concernant cette demande le 7 juillet. A sa sortie du tribunal, l’ex-ministre a exprimé ses sentiments et s’est dit “choqué, perturbé et triste” par la tournure des évènements. Il a déclaré qu’en février, il avait eu une réunion avec quelques officiers de son ex-ministère et Rashid Imrith, à propos d’une lettre dans laquelle il était allégué que des gradués travaillant au ministère des Finances touchaient Rs 300 000 par mois. D’après ses dires, il avait alors promis au syndicaliste d’initier une enquête. Il a, bien après, appris que les officiers pointés du doigt ne recevaient, en réalité, qu’entre Rs 15 000 et Rs 20 000 mensuellement. Après réception de cette information, il aurait alors téléphoné au plaignant pour lui toucher “deux-trois mots”. Interrogé sur les mots exacts qu’il avait ce jour-là prononcés, Rama Sithanen n’a pas voulu en dire davantage et s’est contenté de déclarer que “Rashid Imrith oussi ti excessif”. Le syndicaliste a déclaré au Matinal qu’il “laisse l’affaire suivre son cours”. SITHANEN INTERROGE QUATRE HEURES DURANT 10h05. Rama Sithanen fait son entrée aux Casernes centrales accompagné de son homme de loi et se dirige directement au bureau du Central CID, dans le cadre d’une convocation reçue quelques jours auparavant. À ce sujet, il a lui-même plus tard avoué qu’il ne s’attendait pas à ce que ce simple exercice prenne une tournure aussi dramatique. L’ex-vice Premier ministre savait qu’on l’avait convoqué pour s’expliquer sur la teneur d’une conversation qu’il avait eue avec Rashid Imrith. Ainsi, il s’attendait à consigner sa version des faits. Or, les hommes du surintendant Hemant Jangi devaient le prévenir qu’il sera entendu ‘under caution’ dans une affaire relative à la violation de l’Information and Communication Technologies Act (ICTA), et qu’il serait passible d’une arrestation si jamais une charge était logée contre lui. A mesure que l’interrogatoire se poursuivait, les agents de police ont eu de forts soupçons que c’était bien Rama Sithanen qui s’était entretenu avec le président du GGSU. L’ex-ministre a révélé les noms de quelques personnes qui seraient disposées à témoigner en sa faveur. Cependant, pour une question d’éthique, les enquêteurs n’ont pas voulu faire appeler ces ‘témoins’. À l’issue de cet exercice marathon de quatre heures, la police a arrêté l’ex-Grand argentier, après consultations auprès du State Law Office. À la sortie du bureau du CCID, il a voulu faire une déclaration à la presse sur sa présence aux Casernes centrales, mais un officier l’a pris par le bras pour l’emmener directement au tribunal.