Le Matinal: Sithanen : “Maurice n’est pas un paradis fiscal” Sithanen : “Maurice n’est pas un paradis fiscal” ================================================================================ La Rédaction on Wednesday 20th of January 2010 - 11:16:00 “Les services financiers pèsent 12,5 % de notre produit intérieur brut. Nous faisons tout pour empêcher le ‘round tripping”. Cette pratique consiste à investir des capitaux dans un pays en passant par une filiale. Cet argent est ultérieurement crédité dans le pays originel sous le couvert de l’investissement direct étranger et est considéré illégal par beaucoup d’États. RAMA SITHANEN DEFEND EN INDE LE TRAITE DE NON DOUBLE IMPOSITION Rama Sithanen, actuellement en Inde, a dans une déclaration à l’agence de presse Indo-Asia News Service (IANS) formellement demandé que l’Inde ne cible pas Maurice comme étant un havre d’évasion fiscale. Le ministre des Finances a défendu le prestige international dont nous jouissons dans le secteur du Global Business. Il a maintenu que le pays n’est pas un asile financier bas de gamme (paradis fiscal), lors d’une table ronde ayant pour rôle de rétablir nos liens économiques et commerciaux. “Les services financiers comptent pour 12,5 % de notre produit intérieur brut”, a-t-il indiqué, en dissipant la notion que les politiques d’exonération fiscale de Maurice étaient utilisées pour blanchir l’argent des pays tiers et, par ce moyen, éviter l’impôts sur les revenus. “Nous faisons tout pour empêcher le ‘round tripping’. Jusqu’à présent, il n’y a eu aucun cas de round tripping avéré, fondé”, a insisté Rama Sithanen. Le ‘round tripping’ est une pratique qui consiste à investir des capitaux dans un pays en passant par une filiale. Cet argent est ultérieurement crédité dans le pays originel sous le couvert de l’investissement direct étranger et est considéré illégal par beaucoup d’États. Le ministre a prié l’Inde d’épargner Maurice et de ne pas activer son intention de révision du traité de non double imposition fiscale, dans le but de limiter toute tentative d’évasion fiscale. “India should not single out Mauritius in the tax treaty review. We would like the footprint of Indian companies to increase”, a-t-il dit. Il a rappelé que ces dix dernières années, l’Inde a reçu plus de $80 milliards sous forme d’investissement direct étranger, dont plus de 40 %, soit $35,18 milliards, sont venus de Maurice. Les prestataires opérant dans le Global Business à Maurice ont respectivement produit des avoirs totalisant USD 121 M et un chiffre d’affaires de USD 128 M en 2008, ce qui représente une hausse de 30 % par rapport à l’année précédente, selon le deuxième bulletin des statistiques 2009 publié par la Financial Services Commission (FSC). Cela démontre que les bénéfices ont augmenté de 57 % en 2008, se chiffrant à USD 20 M. Nos avoirs du secteur des services financiers, excluant le Global Business, ont augmenté de Rs 21 Md en 2007, pour atteindre Rs 24 Md en 2008, représentent une hausse de 11 %. Le bénéfice global pour ce secteur a atteint Rs 399 M. En termes d’avoirs et de chiffre d’affaires pour 2008, les principaux acteurs et trois catégories les plus profitables ont été dans l’ordre : compagnies de crédit-bail, ‘Custodian Services’ et courtiers en assurances. Le chiffre d’affaires produit par les entités examinées pour 2008 s’est élevéà Rs 4 Md et représente une croissance de 24 %.