Le Matinal: Des boutiquiers en voie de disparition Des boutiquiers en voie de disparition ================================================================================ Ashwin Kanhye on Thursday 17th of November 2011 - 02:41:00 Par comparaison à 10 ans plus tôt, la marge de profit des boutiques a considérablement diminué. Qui plus est, depuis le début de cette année, le commerce des boutiques a chuté de 50 %, a-t-il dit. UNE MARGE DE PROFIT QUI DIMINUE Santosh Ramnauth, le président de la Shop Owners Association (SOA) ajoute qu’on est dans une impasse et on ne sait quoi faire. Si un boutiquier a un chiffre d’affaires de plus de Rs 2 M, il doit être VAT Registered selon la loi. “Actuellement, la plupart des boutiques ont un chiffre d’affaires de plus de Rs 2 M car les prix de tous les produits ont augmenté. Il faut que le gouvernement repousse le plafond du VAT Registered à Rs 4 millions. “Malgré le fait que les prix de plusieurs articles ont augmenté, notre marge de profit a diminué. Si quelqu’un décide d’ouvrir un tel commerce actuellement, ce sera très difficile pour lui de travailler. Les lois que le gouvernement est en train d’introduire tuent cette entrepris”, a soutenu Santosh Ramnauth. Mais, le plus gros problème auquel les boutiquiers font face en ce moment sont certains fournisseurs. “Ils sont vraiment malhonnêtes. Ils ont oublié qu’auparavant c’était grâce à des boutiques qu’ils ont pu survivre. Maintenant, ils ne veulent pas venir vers nous. Ils nous livrent une commodité à un prix supérieur à celui que pratique un supermarché ou un hypermarché”, a-t-il affirmé. De plus, fait-il ressortir, maintenant on n’a plus personne pour travailler dans les boutiques. “Si quelqu’un ouvrait une boutique maintenant, il ne trouvera personne pour prendre sa relève.” Il a aussi souligné que quand un supermarché est inauguré dans un endroit, c’est certain que les boutiques seront affectées. On a aussi ceux maintenant qui sont sans emplois tentent leur chance, en ouvrant une boutique. Il a aussi soutenu qu’on doit voire internationalement comment les boutiques fonctionnent pour qu’ils puissent survivre. “De nos jours le public a changé sa façon de vivre. Les gens préfèrent plus fréquenter les supermarchés et les hypermarchés maintenant. Les Mauriciens se sentent plus confortables dans les grandes surfaces”, a-t-il dit. Il faut améliorer les structures des boutiques pour que les gens soient attirés sinon c’est certain que c’est la fin qui les guette, a-t-il dit.